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La start-up française Dropy se lance à l’assaut du marché du e-commerce

20.04.2017 • 09h15
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Dropy

Dropy, start-up de la société Touchmods créatrice d’une solution de marketplace avec automatisation des échanges et mutualisation de produits, a annoncé le 5 avril son lancement officiel après une année de phase de tests. La particularité de la jeune pousse réside surtout dans son modèle fondé sur le dropshipping, consistant à laisser au fournisseur la charge de livrer le client final lorsque celui-ci commande sur un site e-commerce.

Initiée en 2015 à Montpellier par les équipes de la société de vente en ligne d’accessoires high-tech Touchmods et sous l’impulsion de l’entrepreneur Antoine Dematté, Dropy s’est lancée sur le marché français depuis le début du mois d’avril 2017. Cette solution, disponible en mode SaaS, met en relation les fournisseurs (grossistes, logisticiens, industriels, e-commerçants…) et les revendeurs en ligne au sein d’une unique plateforme centrale. Elle transforme de plus le site d’un e-commerçant en marketplace et lui permet de proposer des articles qu’il n’a pas en stock grâce au dropshipping, soit le fait de demander au fournisseur du produit d’aller l’expédier directement au client final. Outre son modèle de livraison, Dropy diffère des principaux intermédiaires et très grands acteurs du e-commerce par ses choix économiques. « Nous ne faisons pas du tout d’acquisition client, ne touchons pas au client final, introduit Antoine Dematté, fondateur de Touchmods et de Dropy. Nous gérons simplement la mise en relation entre un acteur fournisseur et un acteur revendeur. Nous transformons le site revendeur en une nouvelle sorte de marketplace et nous gérons les flux qui y sont liés. L’objectif est de laisser de la liberté aux e-commerçants, de ne pas prendre toute leur marge. Nous avons un taux de commission à 5 %, ce qui est vraiment compétitif par rapport à la concurrence. Pour l’instant c’est la seule source d’entrées récurrentes que nous avons. Nous proposons également des options sur la plateforme comme par exemple la réécriture de fiches produits pour éviter d’avoir du contenu dupliqué, que nous facturons à l’unité. » Dropy laisse les marques proposer leurs produits en leur nom. Les utilisateurs qui se connectent sur une marketplace créée par Dropy ne voient pas les vendeurs tiers, « ce qui d’une part rassure le client et lui évite de faire potentiellement de la pub pour des concurrents », assure Antoine Dematté.

 

« Nous ne sommes pas un service concurrent à Amazon »

À la différence d’un géant comme Amazon, Dropy ne dispose d’aucun stock. Il n’est qu’un intermédiaire fournisseur d’une solution informatique, un gestionnaire de flux immatériels au service de la gestion des flux matériels. « Nous avons un stock virtuel qui se trouve ailleurs, poursuit le fondateur. C’est la force de notre modèle qui nous permet de proposer des prix agressifs. Nous ne sommes pas un service concurrent à Amazon, nous ne sommes pas complètement fous. Il faudrait des moyens vraiment très importants, ne serait-ce qu’en termes d’acquisitions, pour pouvoir s’y frotter. En revanche, nous sommes persuadés qu’en regroupant des acteurs du e-commerce et en leur permettant de travailler ensemble de manière nouvelle, c’est-à-dire sans avoir à acheter et stocker, sans intermédiaire physique, cela va leur permettre de bénéficier d’un nouveau levier de croissance. C’est sur ce point que nous souhaitons nous démarquer. » Selon lui, sa solution fait croître en moyenne le chiffre d’affaires de ses clients de 7 %. Un chiffre qu’il aimerait porter à 10 %. Avec une équipe d’une « grosse dizaine » de personnes sur Montpellier, où la start-up est installée dans les locaux de l’incubateur Cap Oméga du Business & Innovation Centre, Dropy compte aujourd’hui 450 vendeurs sur sa plateforme. « Nous nous développons essentiellement sur la France pour le moment, avec pour objectif de valider notre preuve de marché d’ici la fin de l’année. Nous souhaitons ensuite partir rapidement à l’international sur les marchés allemand et anglais, qui sont les plus actifs en Europe en termes d’e-commerce », conclut Antoine Dematté.

 

Présentation de Dropy en vidéo 

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“La Blockchain ne va pas changer le monde et tout disrupter. Mais sur certains segments, à assez court terme, elle va faire évoluer pas mal de choses dans la façon de concevoir le business.”
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