Accueil / Décryptage / Innovation / Les avancées technologiques de l'entrepôt connecté

Innovation

Les avancées technologiques de l'entrepôt connecté

11.01.2018 • 15h09
|
par Laurène MATZEU DE VIALAR
D_2

3. Le WMS face aux évolutions technologiques, Interview de François Biesbrouck, PDG de BK Systèmes

Quel rôle jouera le WMS dans l’entrepôt de demain ? Pièce maîtresse de la gestion opérationnelle, ce logiciel et ceux qui le développent s’adaptent aux nouvelles technologies et à leur entrée dans l’écosystème logistique.

Le point de vue de Jean-Pierre Gautier, directeur du pôle métier d’Acsep

« Désormais, le WMS est un vecteur de connexion. Nos clients nous demandent de relier leurs systèmes d’information entre eux. Notre WMS IzyPro est, de ce fait, de plus en plus connecté avec le monde extérieur. Aujourd’hui, lorsque l’on finalise une commande, le WMS est capable d’envoyer un SMS au client final. En lien avec notre WMS, le portail IzyWeb permet de connecter 100 % des acteurs de la préparation de commandes et de communiquer en amont, en aval et en temps réel : dès qu’un acteur de la chaîne appuie sur un bouton, les autres parties prenantes sont au courant. On passe ainsi de l’effet papillon à l’effet miroir. Cela permet d’apporter de la valeur au produit. C’est grâce à la digitalisation que le service fait la différence. »

Au regard des différentes innovations technologiques actuellement développées, quelles ont été les mutations du WMS ces dernières années ?

La maîtrise des WMS a complètement changé. Les systèmes d’information traitent un nombre d’informations extrêmement important. Nous avons désormais des sites avec plusieurs millions de lignes de stocks, 20 000 commandes expédiées par jour et 400 000 emplacements. Ils doivent donc être hyper optimisés pour traiter ces problématiques. Auparavant, nous avions des problèmes de communication, de vitesse de traitement. Désormais, nous n’avons quasiment aucune limite sur la taille des systèmes et les capacités de traitement. Le big data n’est pas un vain mot. À l’échelle de l’entrepôt, nous profitons de ces avancées technologiques. Avec la virtualisation des systèmes d’information, nous n’avons plus de machines physiques et sommes donc capables d’étendre presque à l’infini la taille des systèmes dont nous avons besoin pour gérer les volumétries que nous demandent nos clients. En parallèle, nous sommes connectés à tous les acteurs à travers un réseau Internet de plus en plus performant. À cela s’ajoute la téléphonie mobile, grâce à laquelle on va pouvoir prolonger les réseaux et les systèmes jusque dans la poche des opérateurs. Les téléphones mobiles deviennent le prolongement des systèmes d’information.

 

Concrètement, quels changements cette évolution entraîne-t-elle sur votre métier d’éditeur de WMS ?

Nous avons dû intégrer ces technologies. Là où nous faisions des logiciels de gestion en sortant des étiquettes et du papier il y a 30 ans, nous sommes passés sur des systèmes d’information communiquant en temps réel, sur des automates, avec des objets connectés, de la RFID, des systèmes Android sur les smartphones… Tout cela, c’est notre quotidien. Pour être pertinent en tant qu’éditeur et intégrateur de solutions, il faut intégrer ces technologies mais également être à la fois capable de piloter un AGV, d’allumer un pick-to-light et d’envoyer une information à un cariste ou un livreur. Notre terrain de jeu s’est considérablement élargi, cela nécessite un maintien des compétences et une évolution constante pour rester dans la course. Finalement le tronc commun du WMS – la gestion de stocks, la traçabilité et l’optimisation des préparations de commandes – reste le même, ce sont surtout les interfaces qui changent. Demain, on ne sait pas quelle interface sera inventée et avec quels objets connectés il va falloir communiquer. Au fur et à mesure que ces technologies s’agrègent autour de la supply chain, nous devons être en mesure de les intégrer.

 

Au travers de ce prisme, comment envisagez-vous l’avenir du WMS ?

Je pense que nous verrons de plus en plus des systèmes d’entrepôts interconnectés permettant de partager à la fois le stock de l’entrepôt, du magasin, du fournisseur mais aussi pourquoi pas, des stocks virtuels que l’on fabriquera à la demande, notamment, par exemple, avec des systèmes d’imprimante 3D. Progressivement, on ne parlera plus d’un WMS mais de systèmes de WMS au pluriel.

OFFRES D'EMPLOI
SAVOYE / 21 - Côte d'Or
SDZ PROCESSREA / 92 - Hauts de Seine
SDZ PROCESSREA / 92 - Hauts de Seine
SDZ PROCESSREA / 92 - Hauts de Seine
BUZZ LOG
“La supply chain est l’une des sources clés de la RSE car elle concerne tous ses volets ; de la ressource de la matière première à l’ensemble de la chaîne de distribution, en passant par les collaborateurs et jusqu’aux clients finaux.”
— Cécile Parent, membre actif du Lab RSE de l'Aslog.
SUIVEZ-NOUS
NEWSLETTER
Pour rester informé chaque semaine