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Innovation

Les avancées technologiques de l'entrepôt connecté

11.01.2018 • 15h09
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par Laurène MATZEU DE VIALAR
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6. Les robots de picking arrivent aux États-Unis, Interview de Joel Reed, vice-président de IAM Robotics

Alors que l’automatisation se développe dans le secteur de la logistique, l’entreprise américaine IAM Robotics va plus loin en proposant une machine capable de reconnaitre et de prendre des objets dans un stock de manière autonome. Une innovation qui n’a rien du domaine de la science-fiction puisqu’elle est déjà déployée chez un client outre-Atlantique. Rencontre avec Joel Reed, vice-président de cette startup venue de Pennsylvanie.

Comment débute l’histoire d’IAM Robotics ?

L’entreprise a été fondée par Tom Galluzzo et Vladirmir Altman, des étudiants de la Carnegie Mellon University de Pittsburgh, une école pionnière pour la recherche en robotique. Leur collaboration a débuté sur des projets gouvernementaux ayant pour objectif la création de machines capables d’identifier des objets et de les manipuler. En 2012, voulant trouver une utilisation commerciale à ce type de technologie, le duo s’est alors tourné vers le secteur de la logistique et a créé IAM Robotics.

 

Que propose IAM Robotics ?

Nous offrons une solution globale en trois volets. Tout d’abord un robot nommé Swift, capable d’aller chercher des produits dans un stock de manière entièrement autonome. Pour permettre son fonctionnement, il est accompagné de Flash, une machine de scan des produits et de l’application Swiftlink, venant se greffer au WMS de l’entrepôt pour transmettre les ordres de livraison.

 

Quels sont les avantages de votre solution ?

L’automatisation a longtemps été synonyme de rigidité et d’investissements lourds. Cela n’est plus envisageable car l’industrie change rapidement. Aujourd’hui, la question robotique n’est plus une étrangeté et les entreprises veulent savoir comment ces technologies peuvent s’appliquer à eux. Nous proposons donc à nos clients l’optimisation de leur environnement de travail avec le moins de bouleversements organisationnels possibles.

 

Combien de temps prend l’implantation ?

Quelques semaines suffisent. Nous intégrons la structure du bâtiment dans notre logiciel en identifiant chaque point de picking. Puis nous plaçons des capteurs pour aider le robot à se localiser dans l’entrepôt. Quelques adaptations sont parfois nécessaires : l’environnement de travail doit être propre et ne pas avoir d’obstacles. Nous scannons ensuite tout le stock avec notre machine Flash. Ce scanner en 3D permet d’enregistrer, à l’aide de caméras HD et de capteurs, des données riches sur les pièces à prendre : hauteur, épaisseur, poids, couleur. Ces spécificités physiques permettent ensuite au robot d’identifier un produit et de le saisir de manière optimale.

 

Comment se passe la prise d’un objet par Swift ?

Une fois les ordres du WMS transmis, grâce à notre application, Swift se déplace sans pilotage jusqu’à l’emplacement de l’objet dans l’entrepôt à l’aide de caméras intégrées ayant une vision à 180°. Arrivé devant le rack, il utilise ses capteurs en infrarouge pour identifi er le produit en croisant ses relevés avec les informations de Flash. Un bras robotisé va alors prendre l’objet grâce à un mécanisme d’aspiration et le déposer dans un panier. Après avoir récupéré tous les objets demandés, Swift les apporte à un opérateur qui se charge des dernières étapes avant expédition.

 

Quelles performances pouvez-vous offrir aujourd’hui ?

La machine se déplace à une vitesse d’un mètre par seconde et peut atteindre un rythme de 300 pickings par heure. Cela correspond à des performances humaines standards, un point très important pour les logisticiens. Son autonomie est de dix heures et sa batterie se recharge en seulement sept heures. Deux batteries suffi sent donc pour une effi cacité opérationnelle 24h/24. Nous estimons que Swift peut manipuler environ 90 % des produits d’un stock de type épicerie ou pharmaceutique. Côté bras, le poids maximum porté est pour l’instant de 680 grammes mais notre technologie peut nous permettre de pousser cette limite jusqu’à 9 kg.

 

Votre robot est-il pensé pour être collaboratif ?

Notre solution est capable d’accueillir des êtres humains de manière ponctuelle (stockage, renfort) et est sécurisée avec notre système de caméra. Cependant, nous ne considérons pas notre machine comme collaborative. Selon nous, les humains n’ont pas besoin d’être dans la zone de picking.

 

Swift est-il déjà en service ?

Oui, une première machine a été déployée depuis le milieu de l’année dans l’entrepôt pharmaceutique Rochester Drug Cooperative. Nous espérons y installer quatre unités supplémentaires d’ici mi-2018.

 

Quelles sont les prochains objectifs pour IAM robotics ?

Nous avons des projets chez deux nouveaux clients aux États-Unis. Nous nous rapprochons également de grands prestataires qui pourraient être intéressés par ce genre de technologie. Côté recherche, nous travaillons à agrandir le spectre d’action de Swift : notre prochaine étape est de lui permettre de stocker des produits au sein d’un inventaire.

 

Découvrez la solution Swift en vidéo :

 

Émilien Villeroy

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— Cécile Parent, membre actif du Lab RSE de l'Aslog.
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