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Optimisation des coûts logistiques : le TMS en premiere ligne

20.09.2017 • 09h19
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Le transport logistique est soumis à une accumulation de coûts : hausse du carburant, norme Euro VI… Sans oublier les investissements nécessaires pour s’adapter à l’instantanéité imposée par le consommateur et renforcée par les Pure Players ! Mises sous pression, comment les entreprises adaptent-elles la gestion de leur activité transport ? Quels leviers mobilisent-elles ? Quelles différences observe-t-on suivant le poids économique et les secteurs d’activité des entreprises concernées ? Pour répondre à ces questions, Generix Group a donné la parole aux responsables logistique de 217 entreprises réparties sur 6 pays afin de dresser un état des lieux des solutions adoptées pour réduire les coûts de transport. Voici leurs réponses :

1. Face à des entreprises désireuses d'optimiser leurs coûts de transport...

 

L'optimisation des coûts d'achat transport et l'amélioration des outils de gestion opérationnelle caracolent en tête des challenges des entreprises


Pour deux tiers directeurs et responsables logistiques (65%), l’optimisation du coût d’achat constitue la priorité en matière de transport de marchandises. Juste devant l’amélioration de leurs outils de gestion opérationnelle (60%). Un challenge prioritaire pour les professionnels du service (85%) et les grossistes (72%). Loin derrière ces deux défis, on trouve notamment la réorganisation de la fonction transport (31%), l’élargissement de la capacité de transport (28%) et la rationalisation du panel transport (26%).


• Mutualisation, analyse, optimisation : le tryptique des entreprises pour réduire leurs coûts de transport


Interrogés sur les leviers utilisés pour assurer la réduction de leurs coûts de transport, la majorité des entreprises (57%) optent pour un meilleur chargement des véhicules en recourant notamment à la mutualisation. 47% misent sur l’analyse de leurs coûts transports. Tandis que 44% ont fait le choix de l’optimisation de leurs tournées. Fait étonnant, la renégociation – pourtant considérée comme un des piliers de l’optimisation des coûts – n’est citée que par un tiers des professionnels interrogés. « On assiste aujourd’hui à un changement de paradigme dans la logistique du transport : désormais, les responsables logistiques s’appuient sur des leviers d’optimisation qui étaient auparavant entre les mains des transporteurs. Cette reprise de périmètre par les chargeurs leur confère une meilleure maîtrise du service rendu à leurs clients », analyse Isabelle Badoc, responsable de l’offre Supply Chain chez Generix Group.

 

• Les indicateurs de performance transport et l'optimisation des tournées également dans la ligne de mire des responsables logistiques


Pour 40% des professionnels sondés, les indicateurs de performance transport constituent l’activité dont le potentiel d’amélioration est le plus élevé. Juste devant l’optimisation des tournées (39%). « Les indicateurs de la performance restent un axe de progrès sensible car une majorité d’acteurs B2B bénéficient d’une faible visibilité des opérations exécutées par leurs transporteurs. Ils mesurent la performance en se basant sur des informations, souvent contradictoires, remontées a posteriori par leurs clients et leurs transporteurs », explique Isabelle Badoc. Et de poursuivre : « De même, l’importance accordée par les professionnels à l’optimisation des tournées révèle que les kilomètres à vide restent un problème récurrent pour les acteurs du secteur ».

 

2. ...Les TMS peinent à définitivement tirer leur épingle du jeu malgré d'indéniables atouts

 

• Des réticences demeurent autour du TMS...


Excel reste l’outil de prédilection des entreprises dans la gestion de leurs activités logistiques. Concrètement, 54% d’entre elles utilisent le tableur pour organiser leurs opérations ! Aucune autre solution n’obtient de tels suffrages. Loin derrière on retrouve, au coude-à-coude, l’ERP (39%) et le TMS (36%). Ce dernier pâtit d’un certain nombre de freins du point de vue des entreprises. Celles-ci pointent du doigt un budget trop élevé et un ROI difficile à démontrer (34%) ainsi qu’une faiblesse de leur propre volume et budget transports pour justifier un tel investissement (31%). « En effet, les gains relatifs à la réduction des coûts facturés sont plus aisés à calculer que les gains administratifs. En réponse à ce besoin de visibilité sur le ROI, certains TMS permettent désormais d’opérer des simulations de gains en rejouant un historique des flux transport et en modifiant des composantes impactant les coûts », éclaire Isabelle Badoc.

 

• ...Malgré un rendement économique avéré


80% des entreprises sont capables de mesurer les économies réalisées grâce à la mise en place d’un TMS. Dans le détail : 33% ont réalisé des économies comprises entre 5% et 10% de leur budget transport ; 17% ont observé une réduction comprise entre 10% et 25% ; 26% ont réalisé une économie inférieure à 5% ; et 3% des entreprises ont constaté une économie supérieure à 25% de leur budget transport.

 

• Pour une entreprise sur deux, le TMS aura plus d'impact sur le transport que l'internet des objets et les véhicules autonomes


Le TMS séduit. 43% des entreprises prévoient d’investir dans une solution d’ici deux ans. Précisément, 26% prévoient de faire évoluer leur solution existante et 17% d’investir dans une nouvelle solution. On observe même une corrélation entre le budget alloué au transport et l’investissement dans un TMS : 75% des entreprises ayant un budget supérieur à 50 millions d’euros envisagent d’investir davantage dans un TMS. Contre 19% des organisations au budget transport inférieur à 3 millions d’euros. « A l’évidence, il existe un contraste entre les entreprises suivant leur budget transport. Toutefois il apparaît que les entreprises plus modestes accèdent aujourd’hui plus facilement aux solutions TMS, notamment grâce au mode SaaS, vendu à l’usage », conclue Isabelle Badoc. Aujourd’hui, 51% des entreprises sont convaincues que le TMS sera la technologie qui aura le plus d’impact sur le transport d’ici cinq ans. Largement devant l’Internet des objets (36%), le big data (35%) ou les véhicules autonomes (23%).

 

 

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“Nombre d’études mettent en avant le fait que parmi les enfants qui naissent à l’heure actuelle, 75 % d’entre eux feront un métier qui n’existe pas aujourd’hui. Il y a donc un champ à inventer en supply chain.”
— Stéphanie Nadjarian, Senior Partner du cabinet de conseil Kea & Partners
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