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INTERVIEW

« Accéder à une connaissance de l’état de l’art beaucoup plus rapide »

02.02.2017 • 09h15
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par Laurène MATZEU DE VIALAR
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© Damien Grosset | J.-Y. Reumeau et S. Delaunay.
Cette initiative correspond exactement à notre philosophie qui est d’accompagner les industriels vers cette transition industrielle du futur.
Rencontre avec Sylvain Reumeau, directeur de Vinci Energies France Industrie Normandie IDF (et anciennement responsable innovation chez Actemium), et Jean-Yves Delaunay, responsable animation performance usine véhicule chez PSA, tous deux partenaires actifs du projet Factory Lab.

Qu’est-ce qui a poussé Actemium, en tant qu’intégrateur et PSA en tant qu'end user, à prendre part à l’aventure Factory Lab?

Sylvain Reumeau : L’intégration et la participation d’Actemium, la marque de Vinci Energies dédiée au process industriel, au montage de FactoryLab sont étroitement liées au déploiement du plan Industrie du Futur porté notamment par l’Alliance Industrie du Futur. Cette initiative correspond exactement à notre philosophie qui est d’accompagner les industriels vers cette transition industrielle du futur. Ainsi, lorsque le CEA nous a parlé de cette idée de plateforme de co-innovation, dans laquelle en plus nous serions associés à un certain nombre de nos clients (PSA, Safran, DCNS…), nous avons considéré qu’en être membre fondateur était naturellement notre place.

Jean-Yves Delaunay : Le programme de l’Industrie du futur est né il y a deux ans du constat que le monde de la technologie s’accélère et que de nombreuses solutions pour demain existent déjà dans un grand nombre de PME et start-up du marché. Il nous a donc paru nécessaire de partager ces technologies et d’échanger sur nos besoins au travers de cette plateforme, avec une ambition : mettre en commun nos forces et réduire nos coûts d’accostage des technologies.

 

Concrètement, quel est votre rôle au sein du FactoryLab ?

S.R : Nous travaillons à la fois sur le thème 2 « Assistance opérateur physique » dans lequel nous sommes pilotes d’un projet mais également sur le thème 3 « Automatisation de procédés de fabrication et de contrôle », où nous pilotons également un projet et participons à Manipres.

J-Y. D : PSA est pilote de deux projets : Sodalite, la simulation numérique d’une ligne d’assemblage et le projet Agora ayant pour ambition d’aider l’opérateur dans son activité grâce à la réalité augmentée.

 

Selon vous, quelles seraient les applications concrètes de ces projets en la matière ?

S.R : Sur le projet Manipres, il s’agit d’un cas typiquement supply chain. Aujourd’hui, sur la ligne d’assemblage de Safran, le moyen utilisé pour réaliser l’accostage amène une certaine difficulté aux opérateurs. L’idée a donc été d’utiliser de nouvelles solutions cobotiques pour obtenir un gain tant sur la pénibilité de la tâche que sur la productivité. L’enjeu est de réaliser un démonstrateur en l’intégrant sur la supply chain pour répondre aux cas d’usages de l’industriel.

 

Chez PSA, qu’attendez-vous du projet Agora ?

J-Y. D : Nous attendons une amélioration de nos résultats qualité au poste de fabrication. Si l’on offre à l’opérateur des solutions pour l’aider à identifier et corriger immédiatement les défauts générés du fait de la diversité des véhicules produits et éventuellement du non-respect de gammes opératoires, on remplit un principe fondamental : assurer la qualité à chaque étape du flux de fabrication. On améliore ainsi la satisfaction de nos clients finaux par une qualité optimale.

 

Enfin, d’une façon générale, quels sont les enjeux de votre implication dans le FactoryLab ?

S.R : Celui de s’intégrer sur des séries de projets, en fonction de notre intérêt, et de pouvoir y travailler avec partenaires et clients.

J-Y. D : La plateforme FactoryLab est en phase de montée et suscite beaucoup d’attraction. Le premier bénéfice que je retiendrai pour PSA est l’opportunité de mutualiser les coûts de R&D d’intégration de technologies actuellement disponibles. Viennent ensuite la richesse des échanges et le partage avec des industriels n’ayant pas les mêmes problématiques et champs d’applications que les nôtres ainsi que des établissements ayant vision technologique affûtée. Tout cela nous permet d’accéder à une connaissance de l’état de l’art beaucoup plus rapide.

BUZZ LOG
“Tirer parti des standards GS1 doit rendre plus interopérables les applications blockchain dans la supply chain.”
— Yorke Rhodes III, global business strategist blockchain de Microsoft
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