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INTERVIEW

Trois questions à Christophe Poutiers, directeur supply chain de BazarChic

20.03.2018 • 07h27
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par Jean-Bernard GALLOIS
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Achetée il y a un an par le groupe Galeries Lafayette, la société de vente évènementielle a fait évoluer sa logistique en augmentant la capacité de stockage de son entrepôt de 3800 m².

Quel est le modèle d’affaires de BazarChic ?

Nous sommes une société de vente évènementielle qui suit le modèle historique des ventes privées sur le textile, la chaussure et la décoration. Depuis trois ans, nous sommes aussi spécialisés sur le vin premium et les voyages.
Nous achetons des produits lorsque la cliente les a commandés. Nous les recevons alors du fournisseur et faisons du cross docking. Nous traitons un million de colis et deux millions de pièces par an, avec un chiffre d’affaires annuel compris entre 80 et 100 millions d’euros.
Nous travaillons avec 600 marques. En parallèle, nous pouvons acheter en direct des stocks aux Galeries Lafayette qui nous ont acquis il y a un an. Notre modèle logistique a évolué car un produit sur deux est en stock. C’est-à-dire que de spécialiste de la vente évènementielle, nous nous sommes transformés plus ou moins en pure player.

 

Quelles ont été les conséquences sur la logistique ?

Nous étions 70 collaborateurs en logistique sur 200 au total chez BazarChic et nous nous sommes intégrés au groupe. Après l’annonce du rachat par les Galeries Lafayette, nous avons travaillé sur l’optimisation interne de l’entrepôt. Nous avons acquis une ensacheuse afin de gérer le filmage –polybag- des stocks achetés, notamment ceux des Galeries Lafayette. En outre, nous achetons de plus en plus de produits sur cintres, que nous gérons sur des rayonnages en suspendus.
Comme 40 % de notre chiffre d’affaires se fait en novembre et en décembre, nous passons de 70 à 110 personnes en huit semaines. Au vu de ce pic, nous prévoyons la mécanisation d’une zone qui sera effectuée en septembre prochain.
Le raccourcissement des délais de livraison a aussi fait évoluer notre modèle d’affaires. Nous vendions à 5 jours d’expédition mais, dans les faits, 60 % des produits étaient expédiés le jour même. En mettant l’accent sur la réception du colis de 72 h à 24 h, l’impact sur les ventes a été important et aussi le besoin de faire évoluer en permanence l’outil logistique. Nous étions dans le cross-docking et nous devons maintenant augmenter notre capacité de stockage alors que la surface n’est pas extensible. Nous allons constituer une zone de stockage en picking et une zone affectée aux marchandises non productives, notamment les cartons d’emballages.

 

La logistique du retour est-elle un sujet sensible chez BazarChic ?

C’est simple, nous avons 11 % de retour produits. Cependant, comme nous travaillons avec des marges très réduites, nous les facturons hormis lorsque nous nous sommes trompés, ce qui arrive dans 10 % des cas. Et tous nos retours sont traités en 24 h.

 

 

 

 

BUZZ LOG
“Avec la logistique urbaine, les marges sont peu élevées et le moindre obstacle peut stopper net certains projets. Il faut absolument mettre en place les bonnes conditions pour rendre l’innovation rentable et attractive.”
— Élise Baktin, chargée de programmes d’expérimentations à l'Urban Lab de Paris & Co.
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