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EXPERTISES

La robotique goods-to-man peut-elle être un moteur de la logistique post-confinement ?

20.05.2020 • 10h35
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Scallog

La logistique dans le monde de l’après Covid-19 va supposer de nouveaux usages et pratiques dans les entrepôts pour allier efficacité et sécurité. Place à la démocratisation de la robotique mobile pour la sécurité des hommes et la flexibilité de la chaîne logistique. Une tribune signée par Olivier Rochet, CEO de Scallog.

C’est une situation « hors normes » que vient de vivre le monde de la logistique, face à la pandémie Covid-19, véritable choc de la demande et de l’offre ! De la fermeture des magasins non alimentaires à l’essor sans précédent des ventes en ligne de produits de grande consommation, synonyme de défi pour l’e-commerce et les 3PL, en passant par des chaînes d’approvisionnement « sous tension » dans l’alimentaire et le médical, la logistique a été en première ligne. Elle a dû se réinventer, au jour le jour, en jonglant avec pénurie de produits, de ressources et pic d’activité comme dans l’e-commerce alimentaire, l’industrie pharmaceutique… voire se transformer comme dans la cosmétique qui a mis ses moyens de production pour délivrer des gels hydroalcooliques aux acteurs engagés contre la pandémie. Un nombre considérable d’entreprises, d’acteurs de la supply chain et de la robotisation, comme notre entreprise Scallog, se sont mobilisés pour la poursuite au quotidien de la chaîne logistique !

 

De nouveaux comportements d’achats comme le circuit cours, le recours au drive vont-ils s’ancrer durablement dans les modes de consommation des Français ou le facteur prix va-t-il redevenir fondamental ? Il est encore trop tôt pour y répondre. Par contre, nous pouvons tirer un enseignement dans la gestion de cette crise inédite, l’impérative nécessité de la résilience de la chaîne logistique, dont l’entrepôt et les ressources humaines sont clés. Souvent associée à l’agilité et la réactivité, elle se traduit par une chaîne logistique capable d’absorber des chocs et de réagir rapidement pour poursuivre ses missions, dans un souci de disponibilité des produits, de qualité, et de satisfaction des clients.

 

Le besoin aujourd’hui des acteurs de la logistique de maîtriser, sécuriser et d’adapter leurs process logistiques, en particulier les préparations de commandes, pour rebondir dans une phase de turbulences et d’incertitudes, va accélérer, à notre avis, la robotisation, et plus globalement l’automatisation goods-to-man dans les entrepôts. Déjà un enjeu important pour 80 % des directeurs supply chain et responsables français selon la dernière étude Comarch et Opinion Way réalisée en mars 2020, l’automatisation, notamment goods-to-man, va devenir désormais une priorité pour protéger ses ressources, gagner en résistance et en agilité voire tendre vers plus d’éco-responsabilité.

 

Quels sont les quatre leviers de la robotisation « goods-to-man » pour la logistique post-confinement ?

 

La logistique post-confinement, en plus de nouvelles contraintes sanitaires, nécessite de mettre en place de nouvelles pratiques et solutions, pour allier réactivité, flexibilité et adaptabilité, en particulier dans les préparations de détails. La robotisation goods-to-man, ou les marchandises qui viennent aux opérateurs via des robots, représente aujourd’hui une réponse pertinente à ces exigences de protection sanitaire, de résilience, d’agilité et de durabilité de la chaîne logistique.

 

- Sécurité, la protection et la valorisation du capital humain

À l’heure de la logistique post confinement, les entrepôts et les postes de préparation doivent être repensés pour mettre en place de nouvelles mesures d’hygiène – masques, gants, lunettes – et règles sanitaires en vue de limiter la circulation des opérateurs et de respecter la distanciation physique. Afin de transformer ces nouvelles contraintes sanitaires en amélioration de process, la robotisation Goods-to-Man est une réponse concrète et pragmatique pour sécuriser les postes de travail, appliquer les consignes sanitaires, et cela sans aucun compromis de performance, même en équipe réduite. À titre d’exemple, la solution robotique Scallog – un robot qui déplace des armoires de stockage vers une station de préparation où se trouve un seul opérateur – garantit un respect sans faille de la distanciation physique, tout en supprimant les déplacements et les contacts prolongés entre personnes dans l’entrepôt.

 

- Résilience, les meilleures réactions en cas d’aléas et la capacité de rebond

Face aux impacts de la pandémie Covid 19, événement extérieur par excellence, la logistique a été sur le pied de guerre. Et en quelques jours, des plans de continuité ont été mis en œuvre, des process ont été réinventés pour éviter la dégradation et l’arrêt de la chaîne logistique. Ce qui a fait véritablement la différence, c’est la capacité de réaction rapide pour maintenir les flux logistiques, au jour le jour, soit être résilient. Une nouvelle fois, la robotisation goods-to-man tire son épingle de jeu, à la différence de l’automatisation traditionnelle, en assurant une installation rapide et un dimensionnement évolutif, sans remise en cause de l’existant.

 

- Agilité, une adaptabilité au jour le jour

La résilience repose sur un point clé, l’agilité la flexibilité et l’efficience des opérations selon les changements de la demande ou de l’approvisionnement ! Face au peu de visibilité sur la reprise et la courbe qu’elle prendra, la logistique doit se préparer au mieux pour gérer, au jour, à la semaine voire au mois, l’ensemble de ses flux, process et opérations standardisées pour satisfaire au mieux les clients. À ce titre, les freins et les points de blocage doivent être supprimés pour fluidifier le fonctionnement de la chaîne logistique, d’un canal à un autre, par exemple. Il s’agit de privilégier, dans les préparations de détails, la robotisation goods-to-man, qui conjugue simplicité et robustesse, pour se préparer à l’après : des robots ou des stations de préparation supplémentaires peuvent être déployés en quelques jours voire en quelques heures.

 

- Durabilité, un pilier de la robustesse et de la résistance

Combinée à la fiabilité, l’efficience et la réactivité logistique, la durabilité de la chaîne logistique représente une force. Afin de réduire les stocks, les manutentions et optimiser les chargements des camions et donc de facto les émissions CO2 voire de massifier les flux ou de mettre en valeur une chaîne de valeur courte, la robotisation goods-to-man peut y contribuer. Au-delà de la réduction de la pénibilité et de l’amélioration des conditions de travail, la robotisation goods-to-man, peu énergivore, œuvre à mettre l’efficacité opérationnelle au service d’une développement plus durable de l’activité logistique : moins de déplacements de collaborateurs motorisés dans l’entrepôt, une accélération des préparations pour un remplissage optimal des camions, une montée en compétences des ressources…

 

Piloter au mieux les stocks au service du cash, accélérer les préparations de commandes en cas de fluctuations inattendues de la demande ou de l’offre… tels sont les défis actuels des logisticiens. Ils doivent également aujourd’hui poser les bases d’une future logistique réellement flexible et résiliente, susceptible de surmonter les crises à venir. Une réponse s’impose, l’automatisation des entrepôts et plus particulièrement la robotisation goods-to-man à l’image de celle de Scallog, qui permet à la fois de transformer très rapidement son environnement logistique tout en maintenant l’existant et de répondre aux nouveaux objectifs d’agilité, de durabilité et de résilience !

BUZZ LOG
“Dans le contexte actuel, notre maître-mot demeure l’adaptabilité”
— Céline Audibert, porte-parole du groupe Stef
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