Accueil / Tribunes / Dialogue public-privé : enfin la phase opérationnelle ?

EXPERTISES

Dialogue public-privé : enfin la phase opérationnelle ?

23.08.2021 • 09h00
A_1

Afilog

Une tribune signée par Claude Samson, président d'Afilog, association qui réunit les professionnels de l'immobilier logistique et les acteurs de la supply chain.

Nous y avons souvent cru ! Localement avec les diverses instances de concertation marchandises dès 2006 à Paris, dès 2007 à Lyon. Nous avons continué à y croire en 2014 avec le choc de simplification, en 2016 avec France Logistique 2025, puis en 2020 avec l’installation du Cilog (comité interministériel). Nous avons aussi parfois douté, avec les plans fret successifs qui n’ont pas réussi à freiner la dégringolade du fret ferroviaire. Parfois, nous avons eu le sentiment d’avancer : les textes ICPE 1510 d’avril 2017 puis de septembre 2021. Des percées de beau temps timides, mais réelles…

 

Phase plus positive

Le début d’année nous fit, comme le second semestre 2020 d’ailleurs, l’effet d’une douche froide : proposition de loi moratoire, Tascom sur les entrepôts, passage en CDAC.   Comme à chaque chose malheur est bon, tout ce passé fait d’études, de pédagogie sur nos métiers et notre rôle, de constructions d’argumentaires, de Tour de France en régions, nous ont consolidés. Au début 2021, marqué par les débats sur la Convention citoyenne, sur l’artificialisation des sols, sur les procès faits au e-commerce et par extension aux entrepôts qui en abritent (un peu seulement, rappelons-le), les échanges avec la sphère publique qu’Afilog mène depuis sa création ont servi, et nous avons pu entrer dans une phase plus opérationnelle, mais aussi plus positive avec le gouvernement.

 

Pour preuve, la charte d’engagements réciproques entre l’État et les membres d’Afilog que nous avons proposée. Effet d’au moins trois facteurs : de la crise sanitaire qui a consacré la logistique (ne nous a-t-elle pas nourris pendant tout le confinement et n’a-t-elle pas permis l’arrivée des respirateurs et des vaccins ?), de la relance du pays basée sur une relocalisation d’activités productives et enfin d’une demande sociétale, plus vive que jamais, de progrès environnemental. Drôle de contexte qui aurait pu amener les acteurs de l’immobilier logistique à un repli sur leurs positions, à des argumentaires défensifs, à des postures rigides. Ce n’est pas le choix que les membres d’Afilog ont fait.

 

Faire plus et mieux pour l'environnement

Oui, nous voulons faire plus et mieux pour l’environnement. Même si c’est la part du colibri, car notre impact sur l’artificialisation est minime (0,94 %), même si les initiatives pour la biodiversité, la neutralité carbone ou la sobriété foncière sont déjà à l’œuvre sans attendre le législateur. Nous voulons aussi, et nous en tirons la légitimité de notre rôle de fonction support de toute l’économie, être un peu rassurés sur le fait que nos dirigeants ne vont pas laisser la France se « délogistiser » comme elle s’est désindustrialisée. Le dispositif « gagnant gagnant » est à portée de main : plus d’efforts environnementaux de la part des acteurs de l’immobilier logistique, garantie des conditions de développement des plateformes de la part de l’Etat et des collectivités, contrat dont toutes les parties peuvent sortir grandies… Si une charte d’engagements réciproques naît enfin, toutes les années d’études, de sensibilisation, de visites d’entrepôts, de réunions de concertation n’auront pas été vaines.

SUIVEZ-NOUS
NEWSLETTER
Pour rester informé chaque semaine