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PORTRAIT

Ariel Weil, directeur général de DynaSys

19.10.2017 • 12h16
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par Laurène MATZEU DE VIALAR
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De bonnes fondations sont essentielles à la réussite. Elles construisent des destins parfois (un peu) hors du commun. C’est ce qu’a appris Ariel Weil dès son plus jeune âge et ce qui lui a permis de mesurer chaque jour les petits miracles de sa vie : sa carrière chez DynaSys, sa femme, ses enfants et la passion qui l’anime chaque jour pour les autres.

Juin 2012. L’éditeur américain QAD rachète le français DynaSys. Le dénouement heureux d’une « mission secrète » menée par le directeur général de l’entreprise hexagonale, Ariel Weil, poussé par la volonté d’aller toujours plus loin et de faire avancer la société qui l’emploie depuis 21 ans. Ariel Weil a mené à bien son projet. Il peut passer au prochain. C’est comme cela qu’il fonctionne. Une idée donne lieu à un projet, à son terme naît le prochain. Des dires de sa femme, cela dure depuis près de 30 ans : « S’il arrête une chose, il va en redémarrer trois autres dans la foulée, il a toujours fonctionné comme cela », assure Miriam Weil.

 

La soif de développer n’est pourtant pas innée. Cette nature de « businessman » est unique dans sa famille de scientifiques. Élevé à Strasbourg, Ariel a toujours su qu’il ferait du business et qu’il fallait trouver un moyen d’allier sa passion du commerce avec celle, héréditaire celle-ci, des mathématiques. Cela a été l’informatique. Passionné d’intelligence artificielle, il intègre Bull en 1989 et monte une équipe chargée de développer des solutions de planification pour les hôpitaux fondées sur des technologies innovantes de propagation de contraintes. En parallèle, il enseigne la théorie des contraintes à l’université de Strasbourg. Une passion pour l’innovation qui l’a poussé à monter une start-up en Israël pour finalement revenir bâtir sa vie en France avec sa femme et ses deux premiers enfants. Nous sommes en 1993, il intègre la société Perinfo à Strasbourg et dirige une équipe en charge de développer des programmes de planification pour les transporteurs.

1989 : Mariage
1991-2003 : Naissance de ses enfants
1992 : Création de sa start-up en Israël
1996 : Entrée chez DynaSys
2006 : Nomination au poste de directeur général chez DynaSys.

 

Il finit quelques années plus tard par entrer chez DynaSys. C’est le début d’une belle aventure qui dure encore aujourd’hui, selon lui, grâce à la chance : « Ma vie est faite de chances, notamment d’avoir toujours rencontré les bonnes personnes. Je suis arrivé chez DynaSys, deux mois après le directeur R&D est parti. Deux ans plus tard, c’est le directeur général adjoint et en 2006, le directeur général. Finalement, le destin a fait que mon chemin soit tracé comme cela au sein de l’entreprise », analyse Ariel Weil. Mais il en est d’autres pour qui l’explication est différente. En témoigne son collaborateur au sein de l’entreprise, Stéphane Weishard : « Il est un passionné de la supply chain et ira très loin dans ce domaine, il a toutes les qualités humaines et managériales pour y parvenir. Dans la vie des entreprises, il y a des gens pour développer, d’autres pour restructurer. Ariel fait partie de cette première catégorie, il a un coup d’avance. C’est une machine de travail. Il y a des gens qui n’ont jamais le temps, qui court après, Ariel non. C’est un état d’esprit », explique-t-il. Un état d’esprit qu’Ariel considère comme un enseignement-clé de sa vie. Pour lui, le temps se trouve, se vit. On a toujours le temps, tout est une question de volonté. « La passion, la conviction vont aider. Il est vrai que les nuits sont plus courtes, les sorties moins fréquentes – je n’ai pas été au cinéma depuis 15 ans et je ne suis pas allé voir un match de foot depuis 1978 : Strasbourg champion de France – mais c’est un choix. »

 

Elle et les autres

Un choix partagé avec sa femme, pas seulement sur le fond mais aussi sur la forme. Car ensemble, non contents de former une famille nombreuse et soudée – ils ont cinq enfants dont ils sont très fiers – ils partagent une autre passion : celle des autres. Il y a 29 ans, ils se sont rencontrés par l’intermédiaire d’amis communs, convaincus que leurs passions les rapprocheraient. À l’époque, Miriam en Suisse et Ariel à Strasbourg s’investissent intensément dans le milieu associatif et plus particulièrement auprès des jeunes. Leurs amis ont le nez creux. Quelques mois plus tard, Ariel épouse Miriam. Et leur passion commune pour l’associatif ne les quittera jamais. Ensemble, ils guident les associations, les remettent sur pied, elles et les personnes qu’elles accompagnent.

 

Lorsqu’Ariel quitte les meetings chez DynaSys, ce sont d’autres réunions qui l’attendent dans son salon, gérées et organisées par son épouse. « Cela se fait peut-être un petit peu au détriment de nos loisirs mais c’est ce que nous aimons faire, ce que nous partageons. Quand on fait quelque chose, même si cela représente énormément de travail, si on a envie de le faire, de donner, c’est toujours un plaisir, une satisfaction. C’est son leitmotiv », détaille Miriam. Sans doute hérité de son père dont les réunions envahissaient elles aussi le salon familial à son époque, l’investissement que met Ariel dans ces activités est également le fruit de valeurs, transmises depuis de nombreuses années.

 

Avoir les bonnes fondations

« Ma vie est rythmée par rapport au shabbat. C’est connu chez DynaSys, c’est comme cela. Quand il arrive, j’arrête tout : je ne lis pas mes mails, je ne réponds pas non plus au téléphone, je le vis entièrement. Et c’est probablement cela qui me permet d’avoir une semaine si intense », confie Ariel Weil. Ses convictions sont sa protection. Cela lui permet de passer du temps en famille, des moments exclusifs, intenses, partagés avec ses enfants. Très attaché à ses racines et aux traditions, Ariel a étudié le droit talmudique durant plusieurs années et en a tiré un grand nombre de valeurs, qui, également transmises par ses parents, lui ont permis d’en arriver là où il en est aujourd’hui : « J’ai appris le sens du partage et de l’humilité et surtout l’intégrité. C’est ce que m’ont appris mes parents et mes grands-parents et qui m’a permis de conserver une certaine humilité par rapport à la vie, aux autres, au monde », confesse-t-il.

 

Une intégrité qui se retrouve en famille, mais aussi dans le travail où l’honnêteté et la rigueur semblent être les marques de fabrique du directeur général : « Ariel, c’est intégrité et honnêteté absolues. Il sera toujours extrêmement transparent, honnête avec vous et avec tout le monde. Il ne s’agit jamais de réprimander mais plutôt de chercher des pistes d’amélioration. Il essaye de faire progresser les gens et de les emmener ensemble vers quelque part », estime Stéphane Weishard. Mais attention, Ariel Weil ne cherche pas la perfection, il le sait, elle n’existe pas. Ce qui l’anime, c’est la perfectibilité et l’idée de toujours faire plus, mieux, avec intégrité, encore et toujours. Comme le dit son épouse, « pour Ariel, elle est la base de tout, elle permet de construire de façon solide. Sans cela, tout s’écroule au bout d’un moment ».

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