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Trois questions à Isabelle Badoc, responsable de l’offre supply chain chez Generix Group

29.03.2016 • 07h00
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Entretien avec Isabelle Badoc, responsable de l’offre supply chain chez l'éditeur d'applications collaboratives Generix Group.

Isabelle Badoc a récemment partagé dans une tribune ses perspectives de la logistique pour l'année 2016. Interrogée sur deux points précis de son article, la responsable de l'offre supply chain de Generix Group étaye ses prévisions sur les changements à venir et les tendances à suivre de près dans le secteur logistique.

 

Comment se positionne Generix Group par rapport au modèle émergent de la vente en vrac ?

La vente en vrac n’est pas encore très développée sur le marché. Il y a plein d’interrogations autour de ce modèle. Nous ne savons pas si cela va marcher ou non. Quelques enseignes lancent des projets ; si elles développent ce type de vente c’est qu’il doit y avoir de bons retours. Nous aidons les sociétés qui exploitent toute la partie logistique de la vente en vrac, le référencement et la livraison. Nous les accompagnons via des outils très standards car nous sommes sur des échanges EDI tout à fait traditionnels. L’enseigne de la grande distribution va envoyer des commandes, des avis d’expédition pour permettre d’alimenter le prestataire ou carrément le fournisseur. Ce dernier va avoir un rôle de prestataire tout à fait classique, en approvisionnant plutôt en masse et en gérant par la suite la distribution.


Pour alimenter cette vente en vrac, prônant la quasi absence d’emballage, il est pourtant nécessaire de réapprovisionner souvent les magasins et d’utiliser tout de même de nombreux contenants. N’est-ce pas paradoxal ?

Faut-il supprimer les emballages ou mieux les récupérer et les recycler ? Ils produisent certes des déchets mais ils ont une nécessité. Même en vrac il y a un emballage à la fin : nous ne prenons pas une poignée de graine pour la mettre ainsi dans le caddie. Dans l’intermédiaire il y a eu moins de carton, moins de palettes, mais au final il faut bien un contenant. C’est comme pour le transport : ce n’est pas nécessairement le coût du transport pendant le process logistique qui coûte le plus cher en termes d’empreinte environnementale, mais nous consommateurs qui prenons notre voiture pour aller chercher trois produits en supermarché. Cela est même plus cher qu’une commande de trois tomates passée sur internet avec un livreur ayant fait une tournée optimisée avec un camion plein. C’est pareil avec les emballages. Ce contenant dont a besoin le consommateur est un sujet qu’il va falloir traiter. On ne résout pas forcément le problème uniquement avec le vrac.


L’année 2016 pourrait-elle être l’année de la RFID du fait de la demande importante des consommateurs pour une traçabilité de leurs commandes sur internet ?

Il y a deux traçabilité : la traçabilité sécurité pour laquelle la RFID peut vraiment aider parce qu’elle apporte plein de données permettant de savoir où sont les produits en fonction d’une date, d’un lot et d’un composant, et la traçabilité dont vous parlez qui est la traçabilité track and trace/transport, pour savoir où en est ma commande. Dans les deux cas la RFID peut y répondre. La limite de la RFID, même si la puce ne coûte pas très cher, c’est l’équipement de lecture (soit un portique à l’entrée ou la sortie d’une porte d’entrepôt pour scanner ce qui rentre et qui sort, soit un lecteur comme une douchette qui est capable de capter toute l’information) qui continue à coûter cher. Peut-être qu’un jour on arrivera à équiper tous les magasins, voire même les particuliers chez eux. Mais à mon avis ce sera moins pour des besoins de traçabilité que pour capter des informations utiles aux prédictions des habitudes de consommation. Si la RFID finit par apporter un intérêt pour l’analyse du comportement du consommateur, elle prendra énormément d’importance.

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