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L'Oréal, témoin des bénéfices de l'IA agentique de Manhattan Associates

À l'occasion du Manhattan EMEA Exchange 2026 organisé à Milan mi-octobre, l'acteur mondial de la beauté, L'Oréal, a témoigné sur son premier pilote autour de l'IA agentique. Une session riche de résultats et d'enseignements pour les entreprises présentes. 

Publié le 19 octobre 2026 - 16h33
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Aleksandr Fedosov

Déjà introduit lors d’une table ronde matinale, le cas L’Oréal s’est immiscé au cœur des échanges de l'EMEA Exchange 2026. Primo-adoptant des agents IA de Manhattan, le géant de la cosmétique a été le tout premier client de l’éditeur à se porter volontaire pour un pilote autour de l’IA agentique. Ce projet, déroulé en six mois, a permis à Manhattan de présenter un premier retour d’expérience concret, autour du témoignage de Łukasz Kierzkowski, expert WMS, local business owner et responsable du déploiement de l’IA agentique au sein du réseau mondial de L’Oréal durant le premier semestre 2026.

 

Par où commencer ? Comment impliquer les équipes opérationnelles ? Comment instaurer la confiance envers ces nouvelles méthodes de travail et déployer l’innovation au-delà d’un premier cas d’usage ? En 25 minutes, Łukasz Kierzkowski a donc démontré à une salle pleine comment réussir un projet d'envergure autour de l'IA agentique, de son lancement initial à l’adoption à grande échelle.

 

Une logistique boostée à l'IA agentique

Déployé sur quatre sites logistiques – au Mexique, en Pologne, en Italie et en Corée du Sud –, le pilote s’est principalement axé autour de trois sujets clés pour le groupe français : la coordination et le lancement des vagues de préparation, le pilotage du réapprovisionnement et enfin la gestion des inventaires tournants. Sur l’ensemble des problématiques, Łukasz Kierzkowski met en lumière des indicateurs et des bénéfices plus que probants : + 14 % de productivité sur la préparation des commandes, un gain de temps de 8 % entre la commande et le chargement lors du réapprovisionnement ainsi qu’une baisse de 13 % sur les délais entre l’inventaire et sa saisie.

 

Autres KPI évocateurs, l’extrapolation du temps récupéré lors de la phase pilote à l’ensemble des 40 sites, en supposant que le reste du réseau affiche des performances comparables à celles du site pilote. Un centre de distribution économiserait ainsi 1 400 heures par an, soit 60 000 heures par an pour l’ensemble du réseau.

 

L'ingéniosité humaine associée à l'intelligence artificielle

Et si les chiffres font mouche, Łukasz Kierzkowski n’insiste pas moins sur le volet humain et managérial du projet, conseillant en conclusion à ses pairs de commencer un projet à petite échelle et d’élargir le champ d’application graduellement afin de ne pas « diluer l'engagement et rendre l’adoption de l’IA difficile ». Un conseil en écho au discours du CEO de Manhattan le matin même : « tout déploiement réussi repose sur un élément essentiel : l'ingéniosité humaine ».

 

 

À lire également : Manhattan EMEA Exchange 2026 : l'IA agentique au cœur des échanges, portée par de premiers clients

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