Éditeurs
Manhattan EMEA Exchange 2026 : l'IA agentique au cœur des échanges, portée par de premiers clients
Officiellement ancré dans l’ère agentique, l’éditeur Manhattan Associates prône, à l’occasion de son rendez-vous annuel EMEA Exchange, une organisation portée par l'humain, unifiée par la technologie et soutenue par l’IA au travers de nombreux témoignages clients.
©
Laurène de Vialar ⎮Eric Clark, CEO de Manhattant Associates, lors du dernier événement EMEA Exchange à Milan, en octibre 2026.
« Bienvenue dans l'ère agentique. » Naturellement, l'événement européen EMEA Exchange, organisé à Milan les 12, 13 et 14 octobre 2026 par Manhattan Associates, s’est inscrit dans la droite ligne des dernières annonces de l’éditeur autour de l’intelligence artificielle. En introduction, la prise de parole de son CEO, Eric Clark, a parfaitement bien résumé la vision et les deux dernières années d’innovations du fournisseur mondial de solutions pour la supply chain et le commerce unifié : « des solutions plus simples à comprendre et à utiliser, plus rapides à mettre en œuvre. »
En témoignent les annonces des mois passés, dévoilant notamment une nouvelle génération d'agents IA, un écosystème collaboratif dédié à ces derniers et enfin, en septembre 2026, l’offre Editions, pensée pour s'adapter à toutes les entreprises. Ni migration, ni réimplantation, ni formation, Editions, déployée en trois formules à la richesse fonctionnelle croissante, entend coller à l’évolution des besoins utilisateurs et contrecarrer l’image d'un éditeur jugé parfois inaccessible : « Une perception a fini par s'installer : il fallait être un géant industriel pour que Manhattan soit adapté à ses besoins. Nous mettons fin à cette idée une fois pour toutes. Les solutions Manhattan reposent sur la même plateforme et offrent le même potentiel ainsi que les mêmes innovations trimestrielles, tout en étant parfaitement dimensionnées pour la situation actuelle de votre entreprise », soutient le CEO.
Aller plus vite pour faire plus simple
L’éditeur annonce avoir ainsi réduit les délais de mise en œuvre standard de sa solution WMS Active Warehouse jusqu'à 50 %, développé des solutions de déploiement rapide pour ses outils Active Order et Active Store, ou bien encore diminué les temps d'implémentation des fonctionnalités de gestion des flux entrants ou sortants à quelques semaines pour son TMS. « Le déploiement de la solution Active s'effectue désormais en moins de cent jours », assure Éric Clark. Ces évolutions s’illustrent comme le fruit du long travail mené par l’éditeur autour de l’IA et de la naissance, annoncée en 2025, d’une nouvelle génération d'agents dont tirent désormais profit certains de ses clients. « Un important distributeur de produits pharmaceutiques et médicaux a réduit ses temps de chargement et amélioré la ponctualité des départs, évoque le dirigeant. Le plus grand grossiste de produits biologiques aux États-Unis utilise des agents autonomes pour réduire la charge de travail liée au tri de 75 %. Enfin, une entreprise spécialisée dans la gestion intelligente de l'énergie a augmenté le nombre de commandes traitées quotidiennement de 34 %, tout en réduisant les cycles de traitement des commandes de plus de 25 %. »

Les clients primo-adoptants de Manhattan Associates témoignent de leur premier pilote IA
lors de l'événement EMEA Exchange, à Milan.
Tester le potentiel de l'IA en supply chain
Foot Locker, Moncler, DHL Supply Chain, Nespresso… Comme chaque année, un large panel de clients de l’éditeur était réuni pour découvrir, expérimenter ou témoigner de ces évolutions. Parmi eux, des primo-adoptants d’agents IA dernière génération, plus ou moins avancés, ont partagé leurs expériences. Matt Lemon, head of supply chain technology de l’enseigne JD Sports explique avoir, durant un pilote de trois mois, déployé sept agents lui ayant notamment permis une amélioration de 10 % de son SLA. Ceva Logistics, également invité à monter sur scène, s’appuie notamment sur l’IA pour opérer le très vaste déploiement des solutions WMS et OMS de Manhattan Associates, sur plus de la moitié de ses sites dans le monde. Mais le cas le plus significatif reste celui de L’Oréal, premier à avoir levé la main pour expérimenter les agents lancés l’an passé par Manhattan. « Nous voulions découvrir ce que Manhattan avait à nous offrir et avons très vite vu leur potentiel », souligne Antoine Prat, fulfillment process global director chez L’Oréal. Six mois après avoir déployé sept agents en sept semaines, les résultats sont concrets et le pilote est un succès.
Tous, quelle que soit leur maturité sur le sujet, s'accordent (Manhattan Associates y compris) sur une idée : nous ne sommes qu'au début de l'ère agentique. D'autres enjeux clés : l'industrialisation, la gouvernance de ses agents et leur capacité à fonctionner ensemble sur différents systèmes ouvriront encore un très large champ des possibles pour la supply chain.
À lire également : Kesko opte pour le WMS dopé à l’IA de Manhattan Associates