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INTERVIEW

Alain Bagnaud : « La thématique digitale intéresse tous les marchés »

24.11.2016 • 09h46
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par Matthew PERGET
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Nous allons nous tourner dans les années à venir vers plus d’outils et de technologies, en élargissant le champ supply chain pour parler de logistique et de transport, de l’ensemble des flux physiques.
Interview d’Alain Bagnaud, directeur général du pôle transport et logistique de Reed Exposition France, lors de la cinquième édition du salon Supply chain event organisée les 22 et 23 novembre 2016 au Parc des expositions de la Porte de Versailles, à Paris.

Quelles sont la genèse et la vocation de ce salon ?

« Nous en sommes à la cinquième session de Supply chain event. C’est un évènement que nous avons créé en 2012 pour répondre à une demande d’un certain nombre de nos exposants qui souhaitaient avoir leurs rendez-vous spécifiques décalés de l’édition de la SITL, qui se tient en mars. C’est une manifestation qui combine à la fois une partie exposition et une partie conférence. La supply chain, sous l’angle dans lequel nous la présentons ici, est un marché presque de niche, d’autant plus qu’il s’adresse à des supply chain managers, donc à des fonctions élevées en entreprises. Toutes les entreprises n’ont pas encore une fonction de supply chain management dédiée. Lorsque l’on parle de supply chain, on parle beaucoup de gestion des flux d’information et donc des outils, des systèmes, des logiciels qui permettent de les optimiser. Cela nécessite, pour présenter concrètement cette activité, la mise en place d’un certain nombre de conférences, d’ateliers, de présentations, de business cases

 

Quel est votre ressenti pour cette édition 2016 ? Constatez-vous des changements particuliers dans les thématiques abordées ?

Je vois une évolution depuis la création de l’évènement il y a quelques années. La fonction supply chain mute vers une plus grande prise en compte dans les entreprises. Elle prend clairement de plus en plus d’importance. La thématique que nous abordons aujourd’hui, à savoir la transformation digitale, est un sujet qui se retrouve dans tous les grands groupes, les grandes entreprises et de plus en plus de PME performantes. Il y a une nécessité d’intégrer l’ensemble des outils d’information de l’entreprise pour avoir une information en temps réel sur les évolutions du marché, les attitudes des consommateurs, avec un relai passant soit par les achats, soit par la mise en œuvre des moyens de production pour répondre à la demande de ces consommateurs.

 

La fréquentation du salon vous semble-t-elle en hausse par rapport aux années précédentes ?

Nous allons mettre l’année 2015 entre parenthèses parce que nous étions ouverts à la suite des attentats de Paris, donc avec une fréquentation qui n’était pas conforme à nos attentes et à ce qu’il se passe sur ce salon. Nous avons retrouvé cette année une forte fréquentation, et je pense même que nous serons en progression par rapport à 2014, ce qui est une réussite. Cela prouve que la thématique digitale intéresse tous les marchés qui s'ouvrent. La croissance du nombre de participants signifie également que cette fonction supply chain s’élargit et est de plus en plus présente dans les entreprises.

 

Le Supply chain event est-il amené à réunir d'autres exposants ?

Lorsque nous avons créé le salon, nous ciblions plutôt le marché spécifique des logiciels. Nous allons nous tourner dans les années à venir vers plus d’outils et de technologies, en élargissant le champ supply chain pour parler de logistique et de transport, de l’ensemble des flux physiques. Hier par exemple, un certain nombre de visiteurs transporteurs sont venus sur le salon parce qu’ils recherchaient entre autres des solutions de gestion de leurs flottes de véhicules à l’intérieur des zones de l’entrepôt. Comme cela a été cité lors de la dernière convention de la FNTR, il y a encore un énorme potentiel d’équipement en outils informatiques dans les entreprises de transport, mais aussi dans les entreprises industrielles, notamment les ETI. À cela se couplent des besoins de mise en œuvre de solutions de gestion de l’information, et notamment de l’information logistique. Si l’on regarde bien l’évolution des activités commerciales, la demande d’information en temps réel des pratiques de consommation et de livraison des produits au plus près de la demande se généralise. Le positionnement de Supply chain event sera ainsi un peu élargi l’année prochaine. Nous allons descendre dans l’opérationnel et parler un langage plus axé transport/logistique. Car la thématique supply chain abordée pour l’instant nous place peut-être à un niveau plus tourné vers les grandes ou très grandes entreprises, avec des fonctions de haut niveau. Il faut que nous intéressions toutes les cibles. Je pense que nous avons de bonnes perspectives de croissance sur cet évènement, à la condition que nous sachions parler aux entreprises. Lorsque l’on s’adresse à des PME ou même à des moyennes entreprises, elles n’ont pas nécessairement les services d’études ou d’analyses suffisants pour investiguer les développements. Il leur faut donc de l’opérationnel, des business case, de la démonstration.


Comment les sujets des conférences organisées sur le salon sont-ils sélectionnés ?

Nous avons plusieurs sources de sélection. Premièrement les exposants eux-mêmes. Un certain nombre de conférences sont organisées à l’initiative des exposants et parfois avec certains de leurs clients. Deuxièmement, nous sommes co-organisateurs de cet évènement avec Supply Chain Magazine, partenaire qui est de façon évidente en lien avec le marché. Enfin, nous avons une troisième source qui est notre comité de pilotage. Nous avons un club qui s’appelle Marco Polo, regroupant 400 dirigeants supply chain et qui nous alimente aussi en réflexions, en demandes et en idées pour faire évoluer ce produit. »

 

Propos recueillis le 23 novembre 2016

BUZZ LOG
“La supply chain recherche ce que la technologie va pouvoir lui permettre de faire d’ici cinq ou dix ans.”
— Jean-David Attal, directeur général de viastore
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