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SaveMyPaquet sécurise le marché de la livraison de colis

06.04.2017 • 09h15
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 SaveMyPaquet

En garantissant une livraison en cas d’absence et à l’abri du vol, la solution brevetée de la start-up parisienne SaveMyPaquet fait entrer le secteur de la livraison de colis dans un monde où chaque acteur – e-commerçant, client et transporteur – a tout à y gagner.

Le 15 mars dernier, 18h30 environ. Sur le salon international de la logistique à Paris (SITL), le jury tranche. Sur les 10 entreprises encore en lice pour le trophée de la « Meilleure start-up transport et logistique » (elles étaient encore 23 avant de passer le premier couperet du jury, le 3 mars dernier), une seule termine couverte de lauriers : Ledgys. Grâce ce prix, cette société créée en avril 2016 et spécialisée dans l’application de blockchain installera gratuitement son stand de 9m² pour exposer sur l’édition 2018 de SITL. Les neuf autres participantes devront quant à elles trouver d’autres moyens pour gagner en notoriété. C’est le cas de SaveMyPaquet. Si la jeune pousse, germée fin 2015, n’a pas levé le trophée cette année, elle brille pourtant pour la simplicité de son idée. Du genre de celle qui donne envie de pousser un soupir de soulagement. Car au milieu des batailles incessantes que se livrent start-up et cadors du e-commerce sur les terres du dernier, voire du premier kilomètre, reste un domaine encore inexploité dans l’univers de la livraison de colis : la réception d’un paquet sécurisé chez soi, même en cas d’absence.

 

Un système gagnant-gagnant

Sa solution, Stephen de Lépinau, père-fondateur de SaveMyPaquet, l’explique mieux que personne : « Il suffit de laisser un filet (envoyé au préalable par la start-up) sous son paillasson. Ensuite, le livreur glisse le paquet dans ce filet, le ferme et le clipse sous la porte du destinataire. Le colis n’est récupérable qu’en ouvrant la porte d’entrée ». Astucieux, en effet. Une question se pose, tout de même : comment sait-on que le livreur a bien inséré le colis dans le filet ? Pour constater la livraison, le livreur prend une photo du colis et l’envoie immédiatement par mail ou sms au destinataire. Quoique rassurant pour le client, ce procédé n’a rien d’une sinécure pour un livreur souvent pressé par le temps. Alors, Stephen de Lépinau est déjà en train de développer une autre solution, plus élaborée celle-ci, pour justifier le passage du livreur. Via une application dédiée (en cours de développement depuis janvier), le livreur pourra scanner le QR code collé sur la porte du client qui, dans la foulée, sera informé de la dépose de son paquet sur le pas de la porte.

 

Au final, à en croire le CEO de la société parisienne, tout le monde y gagne. D’un côté, le client, jusqu’ici rompu à l’exercice des RTT perdus pour des colis censés arriver « entre 8h et 18h ». De l’autre, l’e-commerçant, qui améliore son taux de conversion, sa fidélisation client et fait chuter le nombre de réclamations à gérer. Et le livreur ? Outre faire de l’ombre au travail de la gardienne d’immeuble, que gagne-t-il à vider son camion rempli de colis au petit matin sur les paillassons des clients ? Là aussi, le CEO a sa solution : « Une fois que le livreur aura scanné le QR code du destinataire au moment de déposer le colis, il recevra sur son compte soit un complément de salaire (à priori, autour de 20 centimes d’euros par paquet délivré), soit des points convertibles en cadeaux », détaille-t-il, insistant sur l’idée que ce système de points fait figure de pourboire et a pour objectif de valoriser le travail du livreur.

 

Un colis sur quatre n’est pas livré

Stephen de Lépinau ne doute pas de l’efficacité et de la réussite de son innovation. Et il n’a pas tort : l’effet de contagion commence à se répandre sérieusement. La campagne de crowdfounding sur KissKissBankBank, qui s’est terminée le 24 mars dernier, a d’ailleurs porté ses fruits. Sur un objectif de 5 000 euros, l’équipe de SaveMyPaquet (composée de Stephen de Lépinau et de Anne-laure d’Amarzit, CMO), remporte 5 030 euros. Une somme qui devrait servir à terminer l’application mobile, à confectionner des filets jetables (les filets réutilisables sont en phase de test) et à faire de la communication auprès des e-commerçants pour des livraisons pour l’instant cantonnés en Île-de-France. Pour convaincre ces derniers, la start-up a mis au point une API qui s’intègre au canal de vente du pure-player et qui permet de récupérer toutes les coordonnées clients pour une récupération et une livraison des colis.

 

Au-delà de ce service clé en main, pour valoriser sa solution, Stephen de Lépinau n’hésite pas à s’appuyer sur une batterie de chiffres qu’il connaît par cœur. Selon lui, 400 millions de colis ont été livrés en 2016, soit 10 % de plus qu’en 2015. 55 % des clients qui ont vécu une mauvaise expérience de livraison ne recommandent pas d’acheter sur le site en question. Mieux encore, un consommateur sur deux est prêt à payer plus pour une option de livraison plus pratique. Mais il y a un chiffre qui donne encore plus d’eau à son moulin : « En France, un colis sur quatre n’est pas livré », assure-t-il, avant de citer sa source : « Logistique Urbaine – Les nouveaux modes de consommation et de livraison », de Jérôme Libeskind. En effet, selon l’auteur, « c’est la seule industrie qui a un taux de qualité à ce point négatif. Quand on atteint 25 % de redistribution, le coût économique est énorme. Le coût écologique, aussi. »

SaveMyPaquet en chiffres

 

■ Date de création : fin 2015


■ Décembre 2015 : dépôt du 1er brevet


■ Décembre 2016 : Extension et prolongation du brevet


■ Janvier 2017 : départ de la campagne de crowdfounfing sur KissKissBankBank.com


■ Avril 2017 : livraison des filets

BUZZ LOG
“L’impression 3D amorce une nouvelle révolution industrielle qui impacte directement les process, la supply chain et les mentalités.”
— Vincent Rey, consultant chef de projet impression 3D chez Scalian
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