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PORTRAIT

Fabrice Cervoni, vice-président Europe du Sud d’IDI Gazeley : « De l’esprit et de l’ouverture »

03.07.2017 • 09h30
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par Laurène MATZEU DE VIALAR
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© IDI Gazeley
Il vient du Sud mais se sent Parisien, aime aussi bien le foot que le jazz et après s’être destiné à l’ENA et au service public, atterrit finalement dans le monde du privé et de l’immobilier logistique. Fabrice Cervoni, vice-président Europe du Sud d’IDI Gazeley, 45 ans, est un homme ouvert.

Il n’a jamais eu de plan de carrière défini, c’est peut-être grâce à cela qu’il en est là aujourd’hui : diplômé de Sciences Po, heureux mari et père de trois enfants désormais manager d’une équipe de dix personnes pour un acteur international majeur de l’immobilier logistique. « Je pars du principe que la vie est faite de cycles. On peut en avoir le contrôle mais il y a aussi des éléments que l’on ne maîtrise pas. Voilà pourquoi il me semble que pour évoluer, il faut rester ouvert et à l’écoute ». Carpe diem. L’homme est de nature réfléchie. Son amie Catherine Dargent le qualifie même de « zen », tant il sait prendre du recul sur les situations qu’il rencontre, qu’elles soient d’ordre personnel ou professionnel.

 

Première grande étape dans la vie de ce fils unique d’origine corse, élevé dans un environnement « épanouissant » à Aix-en-Provence : le départ pour Paris. Il est alors âgé de 15 ans et passe la majorité de ses vacances et week-ends sur l’île de Beauté. Mais ses parents rejoignent la capitale pour raisons professionnelles. L’un magistrat, l’autre directrice de cabinet. La chaleur de la Provence et la proximité avec la famille corse sont désormais loin. À plus de 700 km de là. Et pourtant, Fabrice Cervoni prend la chose avec philosophie et s’acclimate même rapidement à la vie parisienne : « Je me suis laissé emporter par le mouvement, j’avais envie de découvrir autre chose. Aujourd’hui je me sens autant Parisien que du Sud. Paris me fascine toujours, je m’y comporte encore un peu comme un touriste et en même temps, j’ai un besoin assez viscéral de soleil et de revenir à mes racines régulièrement. J’aime et j’ai besoin des deux », raconte-t-il. « C’est un Parisien corse », confirme avec malice son ancien collègue Jean-François Mounic.

1971 : naissance à Aix-en-Provence
1986 : arrivée à Paris
1995 : diplômé de Sciences Po
2002 : devient responsable des montages immobiliers chez un acteur majeur de l'immobilier
2014 : prend la tête de IDI Gazeley en France

 

À Paris, Fabrice Cervoni enchaînera des études brillantes, d’abord à l’Université Paris 2 Panthéon-Assas puis à Sciences Po où il se destine à une carrière dans l’administration, visant à intégrer l’ENA. « Sciences Po est une véritable ouverture au monde à travers différents enseignements et profils d’enseignants et d’étudiants. Cela répondait à mes aspirations. En y entrant, j’avais plutôt l’idée de passer des concours administratifs, type l'ENA. J’ai eu finalement envie de chercher du travail ailleurs. Après quelques mois de classe préparatoire, je me suis orienté dans le privé », se remémore-t-il.

 

De l’importance du privé

Nous sommes en 1996. Fabrice Cervoni arrive dans le privé certes, mais rejoint néanmoins une structure associative, Emmaüs. Il y intègre le service juridique, qui lui permet de se familiariser avec le logement social, « beaucoup de responsabilités, une belle expérience », qui lui donne encore aujourd’hui du recul sur son travail au sein d’un secteur privé, financier où la logique sociale est différente. Il passera ensuite progressivement vers l’immobilier institutionnel, d’abord au sein du groupe la Poste puis chez Gecina, où il rencontre son amie Catherine Dargent. Venus pour le même poste, ils sont embauchés tous les deux. Suivent Axa, un fonds d’investissement britannique et Goodman, le groupe australien expert en immobilier logistique dans lequel il reste six ans. « C’est sans doute l’aspect international de l’immobilier logistique qui l’oriente vers ce secteur », suggère Catherine Dargent.

 

Effectivement, depuis 2006, la carrière de Fabrice Cervoni s’inscrit dans un contexte très international. Une ouverture au monde qui, depuis ses années à Sciences Po, l’a toujours enthousiasmé : « C’est aussi une forme de remise en question dans la mesure où, même si nous sommes sur une activité similaire, les marchés et les contextes sont différents sur de nombreux aspects. Cela oblige à remettre en question ses connaissances, ses compétences et son réseau ». Des expériences décrites comme « passionnantes, variées, parfois amusantes » par le vice-président Europe du Sud d’IDI Gazeley, ne l’empêchent pas de laisser une grande place à sa vie privée. Marié depuis 20 ans, père de trois enfants dont le dernier est âgé de 6 ans, il se décrit comme un papa « câlin, plutôt maternel » : « Il y a des priorités dans la vie et la mienne est plutôt familiale. Mes activités professionnelles sont prenantes, génèrent parfois une certaine pression, mais je me dois, une fois rentré chez moi, d’être véritablement présent. Il faut arriver à compenser, à la fois la présence physique mais aussi la disponibilité intellectuelle. De toute façon, on ne peut pas être efficace professionnellement, si l’on a pas un peu d’équilibre personnel », analyse-t-il avec justesse.

 

Responsable d’une « business unit » de dix personnes et de tout un marché, Fabrice Cervoni mise justement, pour faire preuve d’efficacité, sur le management. Des dires de son collaborateur, Vincent Gourlin, directeur du développement chez IDI Gazeley, il a su entretenir avec ses équipes une « relation simple, de proximité, un échange franc et direct qui permet de parler de façon assez libre, sans protocole. C’est un manager à l’écoute, qui nous fait confiance, sait déléguer à son équipe tout en étant présent quand c'est nécessaire. Il est posé et réfléchi ». Un avis que partage Jean-François Mounic, rencontré chez Goodman : « Je l’imagine dans un management plutôt participatif, à l’écoute et qui sait prendre des décisions. Il a cette capacité à trancher, c’est le rôle des managers mais chez lui, c’est toujours le fruit d’une réflexion posée, respectueuse des gens », analyse- t-il. Ce calme, cette écoute, qu’il retrouve aussi le jazz dans les oreilles - une passion transmise par son oncle à l’adolescence - lui permet de vivre sa vie personnelle et professionnelle « sans prise de tête, tout en faisant en sorte qu’elle reste enrichissante, amusante et épanouissante ».

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