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PORTRAIT

Nicolas Odet, président d'Hardis Group : le plein engagement

21.12.2020 • 09h20
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par Laurène MATZEU DE VIALAR
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Hardis Group

Derrière ses compétences, se cache un véritable tempérament. Fonceur, curieux, bosseur… Nicolas Odet ne planifie pas seulement, il agit et transforme. Retour sur le parcours du président d’Hardis Group, un an après sa prise de poste.

« Je me souviendrai toujours de ce jour de mars 2019 où Christian Balmain, mon patron depuis près de 20 ans, a remis sa démission. Je ne me serai jamais imaginé la scène dans ce sens-là ! C’était un moment marquant, très particulier », évoque avec émotion Nicolas Odet. Cet instant, encore récent, est l’aboutissement de deux décennies d’engagement, d’initiatives et d’évolutions au sein d'Hardis Group, l'entreprise de conseil, de services du numérique et éditeur de logiciels. Une transmission quasi naturelle entre deux hommes ayant participé à faire grandir la société. « Je ne l’avais évidemment pas prévu dès mes débuts chez Hardis mais j’ai assez vite pensé qu’il pouvait se passer quelque chose d’intéressant. Et à chaque fois que j’ai eu un doute, on m’a confié une nouvelle mission passionnante », soutient-il.

 

Avant Hardis Group, en 1999 lorsque la bulle internet se forme, Nicolas Odet est ingénieur d’affaires chez IBM. Il y apprend beaucoup mais n’y trouve pas la dynamique dont il a besoin malgré tout l’intérêt qu’il y voit en termes de business : « Cela ne me ressemblait pas, mais j’ai toujours gardé beaucoup de respect pour cette entreprise, ses produits. Il s’agit d’une étape fantastique », souligne-t-il. Chargé de la vente d’infrastructures informatiques, il compte Hardis dans son réseau d’entreprises partenaires : « Le directeur commercial d’Hardis, ex-IBM, m’a recruté pour monter une activité e-business. J’ai tout de suite aimé l’environnement. J’ai très vite reçu une considération que je peinais à obtenir auparavant. Et à l’époque déjà, les collaborateurs d’Hardis étaient plus sympas et meilleurs qu’ailleurs », s’amuse Nicolas Odet.

1999 : Entrée chez IBM
2005 : Mariage et voyage de noces en Australie
2006 : Naissance de son fils
2009 : Naissance de sa fille
2019 : Transmission capitalistique et présidence d’Hardis Group

 

La force du noyau dur

De plus, Hardis Group se situe à Grenoble. Une véritable aubaine pour ce régional, peu enclin à quitter son environnement et ses racines. « Pour évoluer chez IBM, il aurait fallu que je parte à Paris. Je n’en avais pas envie, ma compagne non plus. J’ai grandi dans une petite ville d’Isère, et c’est encore là que je vis ». Ainsi, des dires de son meilleur ami, Nicolas Odet est « un fidèle », le genre de personne qui ne mesure pas son engagement lorsqu’il aime, qu’il s’agisse de sa vie professionnelle ou personnelle. « Il a passé 20 ans dans la même structure, il a gravi à peu près tous les échelons et s’il en est là, c’est davantage par rapport à son investissement que de par sa réelle volonté d’arriver à cette fonction de présidence. Il fonctionne de la même façon sur le plan personnel. Nous nous sommes rencontrés adolescents et avons conservé le même noyau dur d’amis. Nicolas trouve dans sa ville, son environnement familial et amical une certaine stabilité qui contraste avec sa vie professionnelle très dense. Cela lui offre une attache salutaire », assure son ami Jean-François Roche.

 

Autre exutoire d’importance aux yeux du président d’Hardis Group, le sport. Et plus précisément le rugby. Une passion découverte gamin, qu'il a régulièrement pratiquée et via laquelle il se sera beaucoup blessé : « Deux fois les croisés, une jambe, un bras, le nez… Je ne suis pas toujours très raisonnable dans l’engagement. D’autant qu’à chaque blessure, il fallait compter plusieurs jours d’immobilisation, une opération, de la récupération. Je n’étais pas suffisamment bon pour prendre le risque que cela nuise à mon job », admet le passionné. Il y rencontre néanmoins ses meilleurs amis, sa femme, qui n’est autre que la fille de son entraîneur, et y trouve des valeurs fortes. Mieux encore, il les transmet, ayant entraîné pendant plusieurs années son fils, aujourd'hui âgé de 14 ans. Un jeune sportif que Nicolas Odet, 44 ans, élève au côté de sa fille de 10 ans, avec son épouse.

 

Transformer les essais

Finalement, Nicolas Odet n’aura donc jamais eu de raisons de s’éloigner de sa région natale. Pour preuve, alors étudiant, il renonce à l’idée de tenter d’entrer à HEC ou à l’Essec malgré les encouragements de ses professeurs, convaincu qu’il peut trouver dans sa région tout ce qui le rendra heureux. « Après seulement un an de prépa, j’ai choisi Grenoble École de Management (GEM). J’ai commencé à bosser chez Sagem, sur les réseaux fibres optiques à Lyon. Ensuite tout s’est enchaîné : IBM Lyon puis Hardis… », évoque-t-il. Malgré quelques « indispensables conneries », avec l’aide et la confiance de son management, Nicolas Odet a participé à changer la culture d’entreprise d’Hardis, avec l’idée de « ré-impulser une dynamique d’innovation, de diffuser le digital à l’échelle de l’ensemble des services tout en étant performant au niveau économique ». Après de multiples fonctions et de nombreux développements, ses ambitions pour l’entreprise le mènent tout droit aux postes de directeur général adjoint en 2013, directeur général en 2015, puis président en 2019 : « Je ne cherche pas forcément plus grand, je veux être utile à l’organisation : transformer, accélérer. C’est ce que j’ai toujours trouvé chez Hardis », précise-t-il.

 

Il pilote désormais l’entreprise avec Yvan Coutaz, directeur général, devenu lui aussi un ami. « Dans tout ce qu’il entreprend, Nicolas va au bout des choses, il fait le maximum. Une fois qu’il adhère à un projet, il le porte à bout de bras jusqu’à son terme », assure son ami Jean-François. Ainsi, tout en tenant ses engagements, fidèle à ses racines, Nicolas Odet a trouvé un « équilibre » qui le sert au quotidien dans sa trajectoire, personnelle ou professionnelle. Sur ce second plan, le président d’Hardis Group entend développer « l’international et la diversité, avec une équipe toujours aussi extraordinaire », tout en prenant encore « beaucoup de plaisir ».

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