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Afilog poursuit ses engagements pour accompagner la réindustrialisation verte de la filière logistique

Dans le cadre de sa nouvelle stratégie énergie-climat, le gouvernement français s’est vu soumettre plusieurs propositions aptes à optimiser la production et l’exploitation d’énergies renouvelables par la filière logistique. Ainsi l’association Afilog s’est engagée, lors de sa conférence annuelle tenue à Paris le mardi 10 octobre 2023, à accompagner son mouvement de réindustrialisation. Avec comme principal objectif de déployer cinq millions de m² de panneaux photovoltaïques sur les toitures d’entrepôts d'ici 2028.

Publié le 11 octobre 2023 - 14h30
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 Lothaire Berthier | Claude Samson lors de la conférence annuelle d'Afilog.

Parmi la centaine de propositions remises au gouvernement le 12 septembre 2023 dans le cadre de sa nouvelle feuille de route écologique par les groupes de travail spécialement missionnés, figure l’extension du parc photovoltaïque sur le territoire. Pour une dynamique portée à 5,5 GW de production supplémentaire par an, les ministères en charge d’établir la stratégie énergétique concernée comptent beaucoup sur le concours des acteurs privés, et en particulier sur le secteur logistique.
Le rôle de « première ligne » incarné par la filière et l’adaptation permanente de ses structures aux fluctuations du marché constituent autant d’arguments en sa faveur. « L’entrepôt doit continuer à devenir un couteau-suisse énergétique, appuie Claude Samson, président d’Afilog, lors du discours inaugural de la conférence annuelle de l’association tenue le mardi 10 octobre. Au-delà de sa fonction première, il dispose de plus en plus de celle "secondaire" de produire de l’énergie. » C’est en appui de ce postulat que se voit officialiser le lancement de l’action collective « Déploiement massif de centrales photovoltaïques » sur les toitures des entrepôts.

 

Le photovoltaïque comme dispositif d’avenir

Du fait d’une prise de conscience accrue des problématiques environnementales et sociétales par les entreprises, les centrales photovoltaïques ont d’ores et déjà commencé leur prolifération sur les toitures des entrepôts. De manière pourtant insuffisante, selon les principaux intéressés : « Nous avons tous compris qu’il était temps d’accélérer le processus, abonde Vincent Kirklar, directeur immobilier chez Stef et pilote de la commission énergie d’Afilog. C’est comme si, dans le dispositif actuel, nous disposions d’un moteur deux chevaux, alors que nous avons besoin d’un moteur de Tesla. » Par conséquent, Afilog estime au minimum nécessaire de doubler le rythme d’installation de centrales photovoltaïques, tout en respectant l’objectif Zéro artificialisation nette, et ce dès 2023.

 

Un objectif que l’association escompte matérialiser par le déploiement de cinq millions de mètres carrés de panneaux sur les toits d’entrepôts d’ici les cinq prochaines années, pour une puissance de 1,2 GW crête. À son pic de puissance, l’ensemble disposerait de la capacité de couvrir l’équivalent de la consommation de 600 000 habitants, soit 5 % de l’effort national. En appui de cette ambition, 90 % des projets d’entrepôts couverts par l’Afilog prévoient l'installation d'une centrale photovoltaïque sur au moins la moitié de leur toiture – contre 60 % d'entre eux auparavant. « Plutôt que voir se développer l’agrivoltaïsme, nous avons souhaité, au travers de nos textes de lois successifs, traiter en priorité les terrains déjà artificialisés, argue Didier Mandelli, sénateur de Vendée, en référence à la loi sur l’accélération de la production d’énergies renouvelables dont il est le rapporteur. Les importantes surfaces de bâtiments disponibles dans la logistique comme l’industrie sont essentielles dans cette perspective. »

 

Verdir l’immobilier

Si l’extension du parc photovoltaïque français s’impose dorénavant comme une mission prioritaire pour Afilog, elle ne constitue pas sa première initiative en faveur des objectifs gouvernementaux. L’organisation peut d’autant plus se targuer d’y contribuer à l’aune de la Charte d’engagements réciproques entre l’État et les membres de l’association, signée en juillet 2021. « Des engagements ont été tenus avec des progrès notables, soutient Salvi Cals, directeur général de Panattoni France et copilote de ladite charte. Nous avons dépassé la centaine de projets labellisés ; il y en avait 32 avant la signature de la charte, 69 se sont rajoutés depuis, parés pour la quasi-totalité de panneaux photovoltaïques en toiture. C’est aujourd’hui devenu un standard de marché : un entrepôt logistique neuf produit de l’énergie soit pour son utilisateur, soit pour la collectivité nationale. » Eaux pluviales réinfiltrées, revalorisation de friches industrielles ou prise en compte de la biodiversité sur les sites concernés constituent autant d'arguments en faveur de l'obtention des certifications Breeam ou Biodivercity, pour ne citer qu'elles.

 

Dans la continuité de cette charte d’engagements réciproques, qui fixait à 50 % l’objectif volontaire de taux de couverture des toitures d’entrepôts neufs ou réhabilités, l’immobilier logistique et industriel « peut et doit devenir une clé de la transition environnementale pour optimiser les flux de marchandise et épauler la réindustrialisation de la France, souligne Claude Samson. Alors que la France veut franchir un nouveau cap dans la réindustrialisation en conciliant compétitivité et décarbonation de l’économie, Afilog entend jouer un rôle central et être un transformateur dans tous les territoires qui composent notre pays », conclut-il.

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