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Innovation

Avec les objets connectés et la RFID active, Stackr innove dans la gestion des actifs en logistique

16.03.2017 • 08h15
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Matthew PergetFranck Zulian, PDG et fondateur de Stackr, sur le stand Zebra Technologies à la SITL 2017.

Installée pour la première fois sur le salon SITL en qualité de partenaire de Zebra Technologies, Stackr (ex EuroCSgroup) connaît une forte augmentation de ses demandes clients de projets liés à l'internet des objets. Franck Zulian, PDG et fondateur de la société, présente sa solution d'inventaire intelligent par objets connectés et RFID active, à destination des industriels et logisticiens.

Quelles sont vos applications dans l’internet des objets pour le secteur logistique ?

Nous avons une activité liée à l’asset management, pour réaliser l’inventaire des machines fixes ou mobiles d’un industriel ou d’un logisticien avec des tags et des balises. C’est toute cette partie des objets connectés que nous présentons sur SITL en tant qu’ISV (Independent software vendor) de Zebra Technologies. Notre objectif consiste à identifier, quantifier les objets présents chez un client, savoir les géolocaliser et pouvoir analyser un taux d’usage. Aujourd’hui vous avez des solutions d’inventaire constructeur, des solutions tierces qui sont relativement onéreuses. Nous sommes pour notre part partis sur une solution très simple et peu chère : vous collez un tag, qui coûte quelques dizaines d’euros, sur un chariot élévateur par exemple et récupérez de l’information sur sa localisation. Vous savez s’il est en charge, en maintenance, en exploitation ou s’il est perdu dans l’entrepôt depuis deux jours… vous récupérez toutes ces informations dans une plateforme globale Stackr .


Comment votre solution fonctionne-t-elle techniquement ?

Le tag, pour lequel nous avons adopté la norme internationale LoRa avec une portée de détection de 10 km, a une autonomie pouvant aller jusqu’à 15 ans. Il va permettre, lorsqu’il est posé sur un objet, d’en analyser les mouvements et de lui donner un code RFID. Une fois que vous l’avez mis sur une machine, vous pouvez collecter l’information par un collecteur privé ou par un opérateur public. Car aujourd’hui presque tous les opérateurs télécom dans le monde ont choisi la norme LoRa. En France sur les trois opérateurs historiques, donc en excluant Free, vous en avez deux qui ont choisi LoRa (Orange et Bouygues) et un qui a choisi Sigfox (SFR). Sigfox est une norme propriétaire qui met du temps à être déployé dans les autres pays, alors que LoRa est une norme internationale portée par 56 opérateurs télécoms, qui se déploie dans tous les pays. C’est une norme bas débit, très longue portée, très adaptée au monde de l’IoT.


En quoi votre solution diffère-t-elle de ce qui peut exister sur le marché ?

Notre plateforme, accessible depuis un smartphone ou un PC, permet à nos clients d’avoir une gestion globale. Ils sont ainsi capables de définir ses zones, de voir les flux de camions qui sont sortis de chez eux, de consulter tous les rapports de traçabilité et de déplacements qui ne sont pas actuellement couverts par les solutions actuelles. Aujourd’hui si vous voulez de faire de la RFID passive pour tracer une zone, il faut couvrir toutes les entrées et mettre des lecteurs à chaque porte, mettre des portiques. Avec notre solution, vous mettez votre tag sur l’objet et votre balise dans les zones que vous voulez tracez et vous avez une traçabilité totale de tous les objets. Ce qui était pénalisant auparavant, c’était l’autonomie des tags. En pouvant aller jusqu’à 15 ans d’autonomie, l’industriel ou le logisticien peut taguer sa machine pendant toute sa durée de vie sans avoir à changer les piles.

 

Comment voyez-vous vos perspectives d’évolution dans la logistique ?

Cela fait un peu moins d’un an que nous sommes ISV pour Zebra. La branche logistique était inexistante chez nous il y a quatre ans et pèse aujourd’hui 15 % de notre chiffre d’affaires. L’objectif est qu’elle représente un tiers du chiffre d’affaires dans deux ans. La partie logistique va fortement augmenter : nous avons énormément de projets et commençons à avoir des accords-cadres avec de gros distributeurs et industriels. Nous avons notamment de plus en plus de demandes sur les objets connectés.

 

Propos recueillis le 14 mars 2017

BUZZ LOG
“La maîtrise du risque au sein des supply chains passe par trois maîtres-mots : anticiper, s’entrainer et observer. Il faut penser l’impensable, s’y préparer et veiller, être sur le qui-vive du soldat sentinelle.”
— Philippe-Pierre Dornier, professeur à l'Essec, président de Newton.Vaureal Consulting et Datapp
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