Accueil / Actualités / Transversal / Retards de paiement : le transport et la logistique limitent les dégâts

Transversal

Retards de paiement : le transport et la logistique limitent les dégâts

03.06.2020 • 12h15
|

Spécialiste des solutions d’IA pour gérer, automatiser et améliorer les processus financiers, Sidetrade a fait un bilan sectoriel sur les retards de paiement depuis le début de la crise sanitaire. L'occasion de voir que le transport et la logistique sont parmi les secteurs les moins touchés.

Depuis le 22 avril, Sidetrade, en partenariat avec BFM Business, a mis à disposition un tracker dédié aux retards de paiement des entreprises, suivant l'évolution des comportements dans ce domaine de plus de 3,7 millions d’entreprises dans six pays européens (France, Royaume-Uni, Espagne, Italie, Belgique, Pays-Bas) via l'analyse de 26 millions de factures et 54 milliards d'euros de transactions inter-entreprises. Un outil qui permet de mettre en lumière la situation française sur le sujet depuis le début de la crise sanitaire : avec une augmentation de 89 % des retards de paiement, la France affiche la plus forte détérioration parmi les pays européens suivis par le tracker. Au total, l'Hexagone présente 36 % de factures impayées dix jours après leur date d'échéance, en dessous du Royaume-Uni (39 %), mais fort au delà de pays tels que les Pays-Bas (18 %) ou l'Italie (18,9 %). Les effets du déconfinement se font cependant sentir en Europe avec un recul de cette moyenne en France de 2 % au 25 mai 2020, par rapport à la semaine passée.

 

Durant la crise, tous les secteurs n'ont pas été touchés de la même manière : ainsi, si les services financiers et l'immobilier (48 % d'impayés), les loisirs et voyages (44 %) et les services publics (43 %) forment le trio de tête des activités les plus impactées par la pandémie en matière de retard de paiement, le transport et la logistique sont, quant à eux le deuxième segment le moins touché, avec environ 32,4 % d'impayés au 25 mai 2020. Si ce chiffre représente pour le secteur une dégradation de 60 % depuis le 11 mars 2020 (par rapport à un taux moyen de 20,2 %), elle reste en deçà de la moyenne nationale qui se situe elle à 36,5 % (contre 19,2 % en temps normal).

BUZZ LOG
“Les entreprises ont tendance à considérer leur supply chain comme un levier et à oublier que certains modes de fonctionnement avec les clients et des fournisseurs peuvent également être créateurs de valeur”
— Elisabeth Auzanneu, associée chez Diagma
SUIVEZ-NOUS
NEWSLETTER
Pour rester informé chaque semaine