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Carrefour et la FEEF s'accordent autour des pénalités logistiques pour les TPE/PME/ETI

L'acteur de la grande distribution et la Fédération des entreprises et entrepreneurs de France ont signé un nouvel accord le 22 septembre autour des pénalités logistiques pour fluidifier la supply chain.

Publié le 3 octobre 2022 - 17h20
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FEEF/Carrefour | Rami Baitiéh (Groupe Carrefour) et Léonard Prunier (FEEF)

Améliorer la qualité de la chaîne d'approvisionnement de Carrefour et de ses fournisseurs PME, tel est l'objectif de l'accord signé entre l'acteur de la grande distribution et la FEEF ( Fédération des entreprises et entrepreneurs de France) autour des pénalités logistiques pour les TPE/PME/ETI. Celui-ci a été signé le 22 septembre 2022 par Rami Baitiéh, directeur exécutif France du Groupe Carrefour et Léonard Prunier, président de la FEEF, à l'occasion du salon national Carrefour organisé par la FEEF, autour de 370 fournisseurs PME de l’enseigne. Souhaitant amplifier la collaboration entre les acteurs de la supply chain, l'accord permettra de faciliter la résolution des litiges, et d'atteindre une meilleure disponibilité des produits en magasin. « Je salue cet accord qui incarne notre volonté de dialogue avec nos fournisseurs et particulièrement avec les TPE/PME/ETI. Ces fournisseurs sont au cœur de la stratégie de notre enseigne, et nous prenons avec cet accord des mesures adaptées à leurs spécificités. C’est cette méthode et cette granularité qui doit nous permettre de lever un par un les irritants et d’améliorer in fine la disponibilité des produits dans nos rayons pour satisfaire nos clients. Plus nous discutons et fluidifions les relations entre les maillons de la chaîne, et notamment les maillons les plus petits et les plus fragiles, plus nos clients finaux en bénéficieront » déclare Rami Baitiéh chez Carrefour.

 

Un accord de trois ans pour augmenter la visibilité

Concrètement, cet accord, reconduit pour une durée de trois ans, se tourne autour de cinq grandes spécificités, qui concernent aussi bien les flux alimentaires que non alimentaires, des TPE/PME/ETI allant jusqu’à 200 millions d'euros de chiffre d’affaires (qu'elles soient adhérentes ou non à la FEEF). Tout d'abord, cela passe par une dispense de surcoûts logistiques et indemnités commerciales pour les TPE, c'est-à-dire les entreprises ne dépassant pas deux millions d’euros de chiffres d’affaires. Pour les autres, une tolérance de retard d’un jour ou moins pour la livraison par messagerie (d'une à cinq palettes) n'entrainera aucun surcoût logistique de la part de Carrefour.

 

Plus généralement, afin de faciliter la visibilité sur les opérations de promotion en magasin, Carrefour adressera à ses fournisseurs, 56 jours avant la date de livraison, une « commande de réservation », suivie d'une commande ferme, au plus tard 20 jours ouvrables avant la date de livraison. De quoi permettre d’anticiper la fabrication des marchandises. Côté préjudice subi, la preuve de ce dernier doit être apportée par le distributeur dans un délai de 30 jours avant facturation, ouvrant une discussion avec le fabricant. Enfin, pour fluidifier les relations entre Carrefour et les fournisseurs, le groupe de distribution proposera des interlocuteurs dédiés : un premier pour l'approvisionnement dédié par rayon au niveau national, un deuxième sur les indemnités commerciales et un dernier pour les indemnités administratives. De son côté, la FEEF fournira à ses adhérents une liste des contacts concernés. « Dans cette période complexe, nos entreprises ont plus que jamais besoin de visibilité pour la gestion des pénalités logistiques et pour les promotions avec pour objectif commun de satisfaire les consommateurs », résume Léonard Prunier, président de la FEEF.

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