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Entrepôts

Un parc de véhicules d'occasion aux multiples sources

23.06.2022 • 09h03
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par Emilien VILLEROY
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Fenwick-Linde

D’où viennent ces chariots qui forment aujourd’hui le parc d’occasion ? Principalement de la location longue durée, qui représente une part allant de 50 à 90 % des contrats de vente des constructeurs, et peut donc être une vraie manne pour la seconde main. En effet, à l’issue de quatre à six années d’utilisation, les chariots sont restitués et les constructeurs ou concessionnaires en redeviennent propriétaires. « Notre parc de chariots d’occasion est majoritairement alimenté par nos fins de locations longue durée et nos matériels de démonstration. Cependant, nos chariots issus de nos parcs de location courte durée peuvent également trouver une seconde vie avec l’occasion », explique Géraldine Jacques chez Fenwick-Linde.

 

Mais la location ne couvre pas toujours l’intégralité des besoins : « Il est parfois nécessaire d’aller chercher des véhicules ailleurs qu’en France, et Yale met à la disposition de son réseau de concessionnaires une plateforme de communication – sur les zones Europe, Moyen Orient, Afrique – qui permet de partager les stocks disponibles, afin que chacun puisse faire son marché et que les machines Yale restent dans notre réseau. En France, nous avons parfois des occasions qui viennent de Grèce, de Turquie ou du Danemark », indique Bruno Blondeau.

 

De manière générale, c’est l’ensemble de la gamme de véhicules qui est disponible à l’occasion, même si certains sont plus difficiles à trouver que d’autres : « Nous ne choisissons pas les chariots qui vont sortir des fins de contrats de location courte et longue durée. Nous nous adaptons donc aux offres du marché, et certains véhicules sont parfois plus rares », explique Martine Piller, chez Toyota Material Handling. « Les chariots tri-directionnels sont fabriqués sur mesure et utilisés jusqu’en fin de vie par les utilisateurs, ne revenant alors que rarement chez nous. De plus, leurs spécificités font qu’ils sont occasionnellement difficiles à replacer. Même constat sur les préparateurs grande hauteur avec des systèmes de guidage particuliers. Mais les autres types de chariots restent plus simples à trouver et à écouler », confirme Bruno Blondeau. Des gammes qui vont du transpalette électrique jusqu’aux chariots gros tonnage, en passant par les gerbeurs

 

> Retrouvez ici l'intégralité du dossier Le chariot reconditionné trouve sa place en entrepôt

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Un reconditionnement aussi pour les batteries

Élément clé des chariots électriques, la batterie fait également l’objet de process de reconditionnement. En effet, le choix est donné au client de s’équiper d’une batterie neuve ou bien régénérée. Une décision qui aura un impact évident sur le prix du chariot (neuve, la batterie peut représenter jusqu’à la moitié du tarif des plus petits véhicules) mais aussi sur son engagement possible. Dans les faits, une batterie régénérée se doit de proposer une capacité équivalente au moins à 80 % de sa capacité d’origine. « Ce sont nos équipes technico-commerciales qui vont analyser le besoin du client pour l’aider à faire ce choix, en fonction de la configuration de son activité et de la zone d’évolution des véhicules », note Arnaud Desvignes chez Still. « Si un client utilise son véhicule deux à trois heures par semaine, cela ne pose aucun problème, mais si l’engagement est plus important, il faudra mieux partir sur du neuf. Il faut également voir si l’activité attendue par le véhicule est plutôt du roulage, qui vide les batteries rapidement, ou de l’élévation pour le stockage, qui est moins impactant ». Là encore, c’est la définition du besoin qui va faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre. Pourtant, certaines entreprises craignent les batteries régénérées, préférant débourser un peu plus pour une tranquillité d’esprit. Les constructeurs essaient cependant de démontrer à leurs clients la qualité des prestations de remise à neuf des batteries, le plus souvent effectuées par des sous-traitants experts dans le domaine, qui vont tester chaque composant et changer les pièces nécessaires. « Les batteries régénérées sont un axe clé de notre démarche de développement durable au niveau de l’occasion », estime Géraldine Jacques chez Fenwick-Linde. « En visant une batterie ayant au moins 80 % de sa capacité initiale, nous offrons une régénération de qualité, qui tiendra dans le temps et qui conviendra avec l’usage des chariots d’occasion, souvent occasionnel et avec des engagements limités. Sur ces sujets, il est important de proposer un service de qualité pour éviter l’insatisfaction. »

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