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INTERVIEW

Trois questions à Julien Morin, responsable commercial France chez Mecalux

18.11.2022 • 12h39
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par Emilien VILLEROY
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Voxlog

Sur son stand au Supply Chain Event, l’expert intralogistique Mecalux présentait aux visiteurs sa large gamme, où les équipements de rayonnage croisent la robotique et les solutions digitales. Une offre en perpétuelle évolution, comme l’explique Julien Morin, responsable commercial France Easy WMS chez Mecalux.

Comment se porte Mecalux ?
Julien Morin : Nous avons connu une année de croissance à deux chiffres, au niveau monde, mais aussi en France. Notre activité se divise toujours entre trois grands pôles : le rayonnage tout d’abord, qui continue d’être notre activité principale, avec des projets dans 70 pays. C’est un marché mature où notre croissance reste stable. Parallèlement, nous développons également notre activité autour de notre WMS, Easy WMS, et de nos systèmes automatisés. Il y a une vraie maturité sur ces sujets aujourd’hui. Nos clients ont une idée claire des bénéfices, des contraintes, des budgets pour ces projets d’automatisation et de digitalisation. Les sollicitations sont devenues plus qualifiées et les projets vont plus loin, avec des process qui se complexifient où nous pouvons déployer toute notre gamme de solutions : du yard management pour les quais, du slotting pour la réorganisation automatique des stocks... Nous pouvons donc toucher des clients qui ont des besoins plus complexes : dans le secteur du retail par exemple, pour des enseignes omnicanales ou e-commerce, mais aussi chez les prestataires logistiques ou des industriels. Cependant, dans notre politique, nous souhaitons rester ouverts à tous les acteurs : nous pouvons répondre aux besoins d’entrepôts qui ont de 4 à 100 opérateurs ! Nous poursuivons également notre développement international : nous avons débuté récemment une activité aux États-Unis et nous prévoyons que cela sera notre marché numéro 1 en 2023 ou 2024. Cela va nécessiter de monter des équipes (commerciales et opérationnelles) et donc de nombreux recrutements. Mais nous travaillons aussi avec des nouveaux partenaires : au Luxembourg, nous nous sommes associés cette année, pour l’intégration de nos solutions WMS, avec Up Trace qui travaille autour de l’étiquetage automatique. Nous avions les mêmes clients et les mêmes problématiques. Cette collaboration était donc naturelle, et Up Trace a déjà pu signer plusieurs contrats comprenant l’intégration de notre WMS. Cette logique partenariale est cruciale pour nous, pour aller chercher de nouvelles opportunités. Enfin, nous continuons les recrutements et cherchons actuellement en France des chefs de projets et des développeurs.

 

Comment adaptez-vous vos solutions pour répondre aux nouveaux besoins ?

Ce sont des évolutions constantes, menées par nos 370 ingénieurs commerciaux, et qui sont issues des demandes de nos clients. Nous avons sorti récemment un nouveau module, le DOM (distributed order management), intégré dans notre WMS. L’idée est de pouvoir gérer et centraliser toutes les informations d'une organisation logistique complexe (plusieurs systèmes d’informations, réseau d'entrepôts...) de manière à déterminer automatiquement d’où une commande devra partir. En fonction de la localisation du client, de la disponibilité des produits, des délais, le WMS va lancer la commande depuis un entrepôt précis, ou même depuis un magasin pour les organisations omnicanales. Cela permet d’optimiser les flux et d’automatiser le calibrage des stocks. C’est aussi un moyen de valoriser toute la donnée qui est captée par notre WMS, en utilisant le machine learning. Le module DOM est actuellement en test chez un de nos clients et sera commercialisé sur le marché français en 2023.

 

Du côté de l’automatisation, sur quelles innovations travaillez-vous ?
Notre métier d’origine, c’est la palette et nous demeurons un acteur incontournable du transstockage, pour les entreprises ayant beaucoup de volume. En France, nous avons aussi de nombreux projets avec notre miniload pour bacs pour des acteurs e-commerce dans divers domaines (pharmaceutique, outillage...) pour réaliser du picking à l’unité. Et nous allons étoffer notre gamme en 2024, en lançant nos premiers robots mobiles autonomes, l'objectif étant d'être complémentaire avec nos solutions déjà existantes : un AMR peut venir récupérer des marchandises à la sortie d’un miniload ou d’un transstockeur, puis évoluer dans l’entrepôt. Cela peut être une alternative à nos systèmes de convoyages, dans des entrepôts qui souhaitent garder des allées libres, sans installations fixes, pour plus de flexibilité. Sur ce sujet, nous allons nous associer avec un partenaire roboticien.

 

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