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INTERVIEW

Face à face avec Daniel Joly, directeur général France de Mecalux

20.08.2018 • 09h00
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par Emilien VILLEROY
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Mecalux

Aujourd’hui, 85 % de nos commandes viennent d’anciens clients qui nous sont restés fidèles.
Concepteur historique de solutions de rayonnage, le groupe Mecalux propose désormais une offre intralogistique globale allant de l’automatisation aux logiciels de gestion d’entrepôt. Rencontre avec le directeur général de sa filiale française pour faire le point sur un marché en pleine accélération.

Comment se porte Mecalux en 2018 ?

Nous bénéficions de la très bonne santé du secteur de la logistique. Notre groupe a réalisé une croissance organique de 20 % en 2017, ce qui porte son chiffre d’affaires à plus de 700 millions d’euros. Et notre filiale française suit cette même dynamique : ces dernières années, nous avons enregistré une progression de plus de 60 % de notre chiffre d’affaires. En 2017, il a atteint 93 millions d’euros.

 

Quelle place prend la France dans la stratégie du groupe Mecalux ?

Nous sommes une des filiales les plus actives du groupe. Nos résultats arrivent presque à égalité avec ceux de l’Espagne et nous avons une grande diversité au niveau des ventes. Nous réunissons 160 collaborateurs et sommes en plein recrutement dans tous les secteurs : commerciaux, informaticiens, automaticiens… La France est un pays très porteur, particulièrement sur le sujet de l’automatisation, où des développements   fantastiques ont eu lieu ces dernières années. Nous sommes maintenant sur un marché proche du demi-milliard d’euros dans l’Hexagone, alors que celui du rayonnage classique tourne autour de 250 millions d’euros. Et si le nombre de projets d’automatisation reste constant, leur envergure ne fait qu’augmenter.

 

Votre offre recouvre stockage traditionnel et automatisation. C’est une force ?

Oui, car elle nous permet d’avoir une approche centrée sur le besoin client. Nous pouvons accompagner une entreprise dans du rayonnage classique, puis la retrouver quelques années plus tard pour mettre en place la mécanisation d’une partie de ses installations. Aujourd’hui, 85 % de nos commandes viennent d’anciens clients qui nous sont restés fidèles. Nous sommes en permanence en contact avec eux – grâce à des visites de courtoisie mais également des audits effectués par nos inspecteurs techniques – et nous sommes capables, avec nos outils et l’expertise de nos équipes, d’étudier leurs flux pour leur proposer des solutions adaptées à l’évolution de leurs besoins. Aujourd’hui, nous avons un niveau de compétences suffisant pour répondre à tout type de demande. Il faut donc se différencier sur la qualité de service – maintenance, capacité d’accompagnement – et ne surtout pas essayer de vendre du matériel coûte que coûte. Ainsi, pour la majorité de nos projets, nous n’allons pas mécaniser intégralement les opérations, mais plutôt proposer des mélanges équilibrés entre mécanisation et solutions conventionnelles. À terme, très peu de secteurs échapperont à l’automatisation de leur logistique. Cependant, pour beaucoup de nos clients, le rayonnage conventionnel continue d’être la solution principale et il reste encore des projets très importants à mener. Nous avons signé récemment un dossier avec Alinéa pour un système de stockage de 80 000 palettes dans l’Oise (60).

 

Quelles évolutions constatez-vous dans le secteur de la logistique ?

De manière générale, la logistique voit éclore de plus en plus de projets spectaculaires, en termes de dimensions et de volumes. L’intralogistique suit la même tendance. Nous constatons également que les clients demandent toujours plus de clé-en-main, avec un interlocuteur unique pour piloter l’intégralité d’un projet. C’est une tendance de fond qui nous pousse à offrir une offre intralogistique globale basée sur le service.

 

Une offre allant jusqu’aux logiciels de gestion d’entrepôt…

Tout à fait. On ne saurait mettre en place des solutions automatisées sans s’appuyer sur une brique logicielle solide. Nous avons une belle offre dans le domaine, acquise depuis plus de vingt ans et portée par une équipe de développement en Espagne composée de plus de 170 ingénieurs. Cette expertise nous permet de proposer ces solutions logicielles de manière intégrée mais aussi indépendante. Récemment, nous avons travaillé avec Hipanema, société de distribution de bijoux. Équipée de rayonnages d’une marque concurrente, l’entreprise a décidé d’informatiser ses process et nous a passé la commande d’un logiciel de gestion d’entrepôt. On retrouve là toute la cohérence de notre offre par briques.

 

Quelles sont les ambitions de Mecalux pour les années à venir ?

Notre stratégie pour le marché français se développe autour de trois axes. Tout d’abord, renforcer notre position de leader dans le domaine du rayonnage. Pour cela, nous allons développer notre force de vente sur le terrain et recruter de nouveaux collaborateurs. Ensuite, nous souhaitons augmenter nos ventes sur l’automatisation. Cela passera par le développement de notre logiciel de gestion et le lancement prochain d’un système goods-to-man pour bacs plastiques qui pourra traiter 1 000 bacs à l’heure. Enfin, nous voulons continuer à nous axer sur le service : nos équipes d’experts en analyse de bases de données et en automatisation ont ainsi été renforcées pour mieux accompagner nos clients dans l’amélioration de leurs installations existantes

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