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Savoye : de la transition à la transformation
Près de huit mois après sa prise de fonction en tant que CEO de Savoye, Julien Calloud dévoile les chantiers menés en 2025 et les ambitions pour 2026 de l’entreprise spécialisée en intralogistique et dans l'édition de logiciels pour la supply chain.
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Savoye ⎜ Vue partielle du nouveau vaisseau-amiral de Savoye à Longvic (21)
Une direction très largement recomposée, un projet d’entreprise renouvelé, l’installation dans un siège social flambant neuf et la prise de fonction d’un nouveau dirigeant. L’année 2025 de Savoye aura été dense. Après plusieurs mois de discrétion, le spécialiste de l’intralogistique et des logiciels supply chain s’adressait à la presse le 11 février dernier, à travers la voix de son CEO Julien Calloud.
Première annonce à retenir de cet échange, la collaboration plus active et renforcée de Savoye avec sa maison mère, le groupe chinois Noblelift, affichant une croissance annuelle de 20 % et un chiffre d’affaires 2024 de 900 millions d’euros. Concrètement, Noblelift et Savoye envisagent une meilleure structuration des achats en commun ainsi que la mise en place de systèmes de réseaux de production. Aux côtés d’une autre société du groupe, Zhongding, fournisseur de systèmes d’intégration en Chine, Savoye et son propriétaire entendent adresser l’ensemble des besoins intralogistiques de leurs clients locaux et internationaux.
Pas de révolution, mais des évolutions stratégiques
Parallèlement, la nouvelle équipe dirigeante de Savoye, où les nominations ont été nombreuses, a défini une vaste feuille de route pour 2026. Première intention, le développement des activités autour de trois zones géographiques majeures : l’EMEA en continuant à accompagner ses clients à Dubaï et en Arabie Saoudite, mais également en Europe, territoire historique de l’entreprise, avec une attention particulière sur les marches anglais, italiens, espagnols et bien entendu français. Sur le continent nord-américain, bien qu’ayant vendu sa division US, Savoye North America, Savoye poursuit sa collaboration avec cette dernière et entretient ses relations avec un réseau de partenaires, notamment au Canada avec GCL. En Asie-Pacifique, Savoye privilégiera désormais un système de collaboration avec son homologue chinois, Zhonding – déjà très actif sur le territoire – et renforcera également ses partenariats en Australie.
Côté métiers, un éclairage plus particulier sera redonné aux activités de packaging de l’entreprise, savoir-faire histoire de l’entreprise encore en fort développement. Sa solution phare Jivaro devrait notamment connaître de nouvelles optimisations en termes d’habillage, d’ergonomie et de consommation énergétique. L’entreprise entend également accélérer sa croissance sur la partie logicielle et a pour ce faire déployer une nouvelle stratégie baptisée « One Digital ». La direction dédiée à cette activité logicielle sera désormais divisée en quatre activités : le management produit, le product factory, le technical factory ainsi que le project factory.
Surperformer la croissance annuelle des marchés
Enfin côté technologies, Savoye vise un élargissement de son portefeuille de solutions, tant en propre que sur le volet intégration : « Nous continuerons bien évidemment à développer toutes les solutions de Savoye mais nous ajouterons de nouveaux outils au catalogue en 2026. À titre d’exemple, un système de mini-loads est déjà disponible dans nos premières offres. Au sein de notre centre d’innovation, nous testerons et démontrerons en direct la pertinence des solutions développées en propre ou avec nos partenaires privilégiés », soutient Julien Calloud.
Des innovations qui pourront sans doute être visibles dès le 21 avril prochain, date de l’ouverture officielle du nouveau siège social de Savoye, situé à Longvic (21). À cette occasion, l’entreprise devrait également donner davantage d’informations sur ses résultats 2025, encore inconnus à ce jour : « Nous faisons partie d’un groupe côté en Bourse, nous ne pouvons donc pas encore dévoiler les chiffres 2025. Néanmoins, je peux vous dire que nous visons pour les années à venir une croissance bien au-dessus de celles du marché, qui se situent entre 7 et 10 % annuels moyens selon les géographies », conclut Julien Calloud.