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Mobilités

1,35 milliard pour la relance du transport ferroviaire

25.10.2021 • 12h05
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À l'occasion du déplacement du premier ministre dans les Pyrénées-Orientales, le gouvernement a dévoilé un ambitieux projet de relance du transport ferroviaire chiffré à 1,35 milliard d'euros et articulé autour de huit axes. Il annonce également le rétablissement du train historique des primeurs Perpignan-Rungis.

Engagé dans une politique de transition énergétique, le gouvernement poursuit son plan de relance du fret ferroviaire initié l'état dernier en prévoyant d'investir 1,35 milliard d'euros, avec pour objectif de doubler la part du transport ferroviaire à horizon 2030. Cette somme importante sera fractionnée pour alimenter huit axes de développement.

 

Des infrastructures modernisées

Une première enveloppe de 250 millions d'euros sera injectée dans la création et la rénovation d'installations terminales. Pour cette année, huit terminaux multimodaux, parmi lesquels le terminal de Calais Turquerie, et 12 installations terminales embranchées (ITE), dont une sur la carrière de Wallers-en-Fagne, sont concernées. 50 projets sont prévus pour les années à venir (15 terminaux multimodaux, 27 ITE et 8 cours de marchandises). Une seconde enveloppe de 160 millions d'euros est destinée à la modernisation des voies de service (120 millions d'euros) et des installations de tri des wagons (40 millions d'euros). Pour 2021, les voies de service de Miramas, Gevrey et Perrigny sont déjà sélectionnées pour un montant total de 13,4 millions d'euros. Du côté des installations de tri des wagons, quatre sites ont été ciblés : Miramas, Woippy, Sibelin, et Le Bourget.

 

Une troisième enveloppe de 250 millions d'euros ira dans l'aménagement du réseau ferré national, notamment des élargissements de tunnels, et dans la connexion du fer au fleuve. Les axes ferrés Atlantique, Dijon/Paris, Luxembourg/Bâle, Centre Europe Atlantique et Alpin sont considérés comme prioritaires avec 19 opérations envisagées, telle que la mise au gabarit de tunnels vosgiens. Pour ce qui est de l'amélioration des accès ferroviaires aux ports fluviaux, six chantiers sont retenus pour cette année, dont un sur le port lyonnais Edouard-Herriot, et 17 sont déjà identifiés pour la suite. Une quatrième enveloppe de 50 millions d'euros est allouée aux études et aux premiers travaux d'adaptation du réseau de chemin de fer à la circulation des trains lourds et longs (850 mètres). Une première opération a démarré sur la voie d’accès à l’ITE Miramas Clésud et six autres vont suivre, en particulier sur les axes Dijon/Saint-Jean-de-Maurienne et Atlantique.

 

Digitalisation et diminution de l'impact des travaux

Une cinquième enveloppe de 205 millions d'euros concernera les lignes capillaires fret qui seront régénérées afin d’assurer leur pérennité. Neuf d'entre-elles bénéficient cette année d'un financement de 39 millions d'euros : trois en Auvergne-Rhône-Alpes, deux en en Centre-Val de Loire, deux en Nouvelle-Aquitaine et deux en Grand Est. En 2022, près de 145 millions d'euros seront dépensés pour d'autres lignes capillaires fret. 85 millions d'euros se consacreront à la digitalisation. Le gouvernement estime que l'emploi d'outils numériques est encore trop peu répandu dans le secteur. Ils devront permettre d'améliorer la géolocalisation des trains, la communication entre les agents de circulation et les conducteurs de trains, la gestion des circulations et des capacités de transport. Deux projets digitaux d'avenir en cours de développement portent sur la réalisation de démonstrateurs d’attelages automatiques de wagons et d’essais de frein digital.


Une septième enveloppe de 205 millions d'euros visera diminution de l'impact des travaux réalisés sur le réseau ferré national, car ceux-ci influent sur la qualité des sillons. À l'heure actuelle, sept optimisations de chantiers sont programmées sur la période 2021-2022, pour un montant de 35 millions d'euros, ce qui devrait sauver 1 700 sillons-jours de fret.

 

Un lien avec le monde portuaire

Enfin, une huitième et dernière enveloppe de 140 millions d'euros viendra soutenir l'ambition du Gouvernement de développer le volet portuaire. Le plan de relance permettra aux autorités portuaires d'effectuer des aménagements ferroviaires comme l'extension du maillage du réseau ferroviaire portuaire, l'augmentation de la capacité d’accueil des trains, ou encore la diminution du temps de chargement et de déchargement des trains. À ce jour, 14 projets sont prévus au sein de sept ports maritimes, parmi lesquels le port de Dunkerque (accélération du chargement/déchargement des trains), le port de Marseille (aménagements ferroviaires à Mourepiane) et le port du Havre (optimisation des interfaces ferroviaires).


La ligne Perpignan-Rungis relancée

Arrêté en 2019, le service de fret entre le marché de produits agricoles de Rungis et le marché de Saint-Charles à Perpignan a été relancé ce moi-ci. La baisse des coûts des péages de fret et les aides à la mise en place de nouveaux services ont permis ce redémarrage. Exploité par Fret SNCF, ce train constitué de 12 wagons permet d'acheminer des produits frais et primeurs sous température dirigée de manière saisonnière, entre novembre et mi-juillet, cinq jours par semaine. Par l'intermédiaire de sa filiale VIIA, le groupe SNCF envisage d’assurer la pérennité du train des primeurs Perpignan-Rungis en lançant, plus tard, une nouvelle liaison de transport combiné sur l’axe Le Boulou-Gennevilliers.

 

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