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Éditeurs

Planification, prévision : des projets qui se multiplient

30.09.2021 • 09h26
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par Emilien VILLEROY
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Tous les éditeurs sont unanimes : le nombre d’appels d’offres concernant la mise en place d’outils de prévision et planification a augmenté depuis le début de la crise sanitaire.

Une demande particulièrement en hausse pour le demand forecasting et le S&OP, avec des mises en route accélérées sur des offres de base. « Certaines entreprises veulent des résultats rapides, même si cela implique des fonctionnalités plus réduites. On essaie donc d’apporter des bénéfices immédiats et d’ajouter des outils plus avancés dans une seconde phase », précise Michael Haiber, directeur avant-vente Europe de ToolsGroup.

 

Dans un contexte de réorganisation des réseaux logistiques chez les prestataires et les distributeurs, de nouveaux besoins émergent pour des solutions agiles, avec la capacité d’effectuer la planification et la prévision d’un bout à l’autre d’une supply chain toujours plus atomisée. « L’intégralité du marché est conscient qu’il faut évoluer. Certains le sont plus que d’autres, mais la transformation est en marche. Personne ne reste dans son coin : certains déploient des solutions cloud achetées sur étagère, d’autres expérimentent en interne avec les dernières technologies », note Alexandre Jennaoui, VP Europe du Sud de Blue Yonder.

 

Et parmi les entreprises qui s’équipent, certains notent l’intérêt nouveau des ETI sur ce sujet : « C’était un marché négligé par les éditeurs, plutôt axés sur les grands comptes. Cependant, il est crucial de se rapprocher des quelques 5 000 ETI françaises, pour lesquelles nous pouvons apporter des solutions désormais très matures », estime Frank Wachowiak, en charge de l’offre S&OP et APS chez Sedapta-Osys France.

Un focus financier nouveau

La prévision n’est pas qu’une affaire de volume et de disponibilité. Pour de plus en plus d’entreprises, elle doit également prendre en compte des notions de chiffres d’affaires, de marges. « Il ne faut pas oublier que c’est la supply chain qui apporte les produits jusqu’au consommateur. Elle est intégralement responsable des revenus de l’entreprise. La trésorerie est donc cruciale, et avoir plus de connexions et de précision dans la prévision veut dire moins d’investissements gâchés et une meilleure façon d’atteindre la croissance. Quelle commande est plus rentable qu’une autre ? Quel est le meilleur choix pour l’approvisionnement ? », explique Evan Quasney chez Anaplan.

 

Une analyse financière qui a toujours été un aspect important dans une optique de profitabilité, mais qu’il faut mieux intégrer au cœur des solutions. « D’un fournisseur à l’autre, les coûts ou les délais peuvent varier, ce qui présente un impact financier direct. Avant la pandémie, les décisions étaient prises purement sur les KPI de la supply chain, sur des variables comme l’optimisation des ressources ou le niveau de service. Désormais la finance rentre en compte : les équipes veulent savoir la profitabilité d’une décision court terme », raconte Shaun Phillips, directeur produit chez QAD DynaSys

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