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Emploi/RH

Les visages de la supply chain

05.04.2018 • 09h15
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par Laurène MATZEU DE VIALAR
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6. Dominique Robin : Logistique de proximité

Entré pour la première fois en 1976 chez Oticon, il quittera vraisemblablement son entreprise dans trois ans, en 2021, pour prendre sa retraite. En 45 ans, fidèle à la logistique, Dominique Robin a vu évoluer la société où il exerce.

L’entreprise qui l’emploie et les activités logistiques qu’il y exerce auront permis à Dominique Robin de ressentir une certaine « plénitude » tout au long de sa vie professionnelle. Si la logistique n’a pas été une vocation pour lui, elle aura pourtant été sa principale activité professionnelle et une source d’épanouissement pour cet homme ouvert sur le monde et ceux qui le composent. Détenteur d’un BEPC, il s’essaie d’abord au BEP de métreur, qu’il abandonnera au bout de deux ans : « Cela ne m’intéressait pas spécialement. À l’époque, les conseils d’orientation ne nous amenaient pas forcément vers des filières qui correspondaient à nos orientations et nos besoins », se souvient-t-il. Il décide alors de découvrir le monde, part en Amérique puis en Afrique pendant plusieurs mois. Pour financer ses voyages, par l’intermédiaire d’un ami de sa famille, Dominique trouve un emploi estival dans l’entrepôt francilien d’Oticon, marque d’appareils auditifs. Il y est emballeur. Il aime l’esprit familial de cette petite structure, mais ne se prédestine pas encore à la logistique. Ce n’est qu’en rentrant de ses périples que Dominique cherche un travail stable et se tourne véritablement vers son secteur de prédilection.

 

Le goût du collectif

Après y être entré pour la première fois en 1976 comme job d’été, il rejoint Oticon en 1984 qui deviendra plus tard Prodition-Audika. Rapidement, Dominique éprouve au travers de son métier de logisticien ce sentiment d’appartenir à un collectif, un certain esprit de famille : « Au départ, nous n’étions qu’une petite structure, juste une dizaine de personnes dont seulement deux ou trois sur l’activité logistique », détaille-t-il. « Approvisionnement, relation client, fournisseurs, ce que j’ai tout de suite aimé dans ce métier, c’est sa diversité. On est amené à tout faire, à gérer l’ensemble des secteurs d’activité. On n’a jamais le temps de s’ennuyer. » Au fur et à mesure, l’entreprise grossit, le groupe rachète d’autres sociétés et recrute. Dominique Robin devient magasinier puis responsable logistique : « Cela s’est fait naturellement, sans que je demande quoi que ce soit, j’étais le plus ancien. D’emballeur, je suis passé responsable logistique à la tête d’une petite équipe de cinq personnes. J’aime ce côté management. Je retrouve dans mon métier cette ouverture sur les autres et ce sens du relationnel développé lors de mes voyages », analyse Dominique Robin. Et si de par sa taille, l’entreprise a beaucoup évolué en 35 ans, Dominique y trouve toujours son compte : « Quand vous passez de 10 à plus de 1 200 collaborateurs, forcément, les choses fonctionnent différemment. Mais j’ai un sentiment de plénitude en travaillant dans cette société, j’étais et j’y suis toujours bien. J’aime le contact avec mon équipe. Beaucoup ont plus de 20 ans d’ancienneté », affirme-t-il. Pourtant, comme bon nombre d’actifs, il se réjouit à l’idée de bientôt terminer sa carrière à 62 ans. Son goût des autres étant resté intact, il l’assouvira désormais au gré de ses voyages qu’il partagera avec sa femme.

BUZZ LOG
“Nous observons une explosion du e-commerce et des besoins croissants sur la livraison de petits colis. Il est donc nécessaire de réguler cette tendance, consommatrice d’espace et de temps sur l’espace public”
— Alexandre Breuil, responsable du service déplacement pour la Métropole de Lyon
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