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Emploi/RH

Les visages de la supply chain

05.04.2018 • 09h15
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par Laurène MATZEU DE VIALAR
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2. Jean-Paul Charraut : Faire de la supply chain un monde

Brésil, Japon, Afrique du Sud, Inde… Le parcours de Jean-Paul Charraut est à l’image de la supply chain de son employeur : sans frontières. Au service de Renault depuis 17 ans, l’homme a su faire de sa capacité d’adaptation une force, tant en termes métier que culturel.

C’était écrit. La carrière de Jean-Paul Charraut se ferait à l’international. Né d’une mère japonaise, élevé jusqu’à ses cinq ans au Brésil pour les besoins professionnels de son père et débarqué en France par la suite, Jean-Paul Charraut semblait destiné aux voyages. Très tôt, il est d’ailleurs déjà polyglotte et à l’aise dans différentes cultures. Des facilités qui l’amènent tout naturellement, dès ses études supérieures, à reprendre la route par lui-même. Finlande, Japon… il démarre sa première expérience professionnelle en Argentine, chez Louis Vuitton, dans le cadre de son service militaire et de ce que l’on appelle alors un CSNE (Coopération du service national à l’étranger). Plus qu’un pays, il y découvrira aussi un secteur, celui de la logistique : « Mon entrée dans la supply chain s’est faite par opportunité mais après cette première expérience, j’ai désiré poursuivre dans cette voie ». À son retour en France, le jeune homme propose alors sa candidature pour un poste en supply chain chez Renault qui vient de s’allier avec Nissan. Il devient business analyst sur les systèmes de programmation industrielle. Ce sera la première étape d’une longue carrière.

 

Un secteur, des pays…

Après sept ans en France et une succession d’évolutions au sein du groupe qui l’emploie, Jean-Paul Charraut s’envole pour Pretoria, en Afrique du Sud. Lui et sa femme, d’origine japonaise, « ne se sentent pas déracinés » et s’acclimatent facilement. Ils partiront ensuite pour l’Inde, leur expérience la plus marquante : « La culture y est complètement différente, vous vous immergez totalement. Lorsque vous pensez avoir affaire à un sujet complexe, d’un seul coup cela devient très simple et, a contrario, de simples problématiques administratives peuvent s’avérer très compliquées. Il y a une part d’inattendu, une perte de repères assez fascinante », explique-t-il. Là-bas, comme au Brésil par la suite, Jean-Paul Charraut prend des responsabilités opérationnelles et gère les lancements de nouveaux modèles de véhicules. Il passera six ans sur le terrain, sur deux continents : « À l’étranger, il faut savoir faire confiance, s’adapter, respecter la culture de l’autre et ne pas imposer la sienne. Faire de la logistique en Inde n’a pas été simple mais il est nécessaire de passer par le terrain, pour pouvoir comprendre nos métiers », remarque-t-il.

 

…et des métiers

Et c’est la perspective d’un nouveau poste qui le fait rentrer en France quand l’Alliance Renault-Nissan lui propose de manager l’équipe d’ingénierie des flux logistiques de pièces pour les usines. Après avoir été dans l’opérationnel de la logistique, désormais, il doit réfléchir au design des flux, optimiser le sourcing des pièces, l’achat transport… : « Tout au long de mes 17 ans passés chez Renault dans la supply chain, j’ai vécu des expériences aussi différentes qu’enrichissantes », analyse-t-il. « Et c’est ce qui me plaît : être au croisement de plusieurs métiers tels que l’industrie, la finance, le commerce et les systèmes d’information ». Et avec la révolution digitale des métiers de la supply chain, les enjeux sont passionnants.

BUZZ LOG
“Il faut créer un modèle alternatif dans lequel le fabricant définit une vision de la maintenance de son produit avec une supply chain gérant le renvoi du produit fini ou d’un module à un centre de compétences”
— Guillaume Destouches, associé chez Diagma
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