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Entrepôts

Palette et supports : acteurs historiques d'une vision circulaire

22.04.2020 • 14h45
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par Emilien VILLEROY
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3. Rencontre avec Patrice Jorge, directeur d'Euro Pool System France

Spécialiste des bacs plastiques réutilisables, Euro Pool System gère la vie de ses supports dans une organisation logistique circulaire, tout en recherchant également à mettre en place la mutualisation côté transport, avec pour objectif annoncé une réduction de 20 % des émissions de CO2 par rotation d’ici 2025.

De quelles manières évolue votre business à l’heure de la durabilité et des préoccupations environnementales ?

Depuis deux ans, nous constatons que les clients sont beaucoup plus sensibles au concept d’un emballage réutilisable dans le temps, afin de réduire le nombre de déchets produits. Nous avons ainsi réussi à convaincre de grands industriels alimentaires, comme le groupe Bigard, de passer aux emballages plastiques réutilisables, à l’opposé des rolls métalliques ou des cartons.

 

Comment s’organise la logistique de vos supports ?

Dans un premier temps, nous fournissons nos clients utilisateurs, qui livrent leurs produits dans nos emballages à un distributeur jusqu’au magasin, et le bac revient jusqu’à nos centres de services, où sont effectués réception, lavage, tri, traçabilité et remise à dispositions à de nouveaux utilisateurs. Mais selon les clients, nous pouvons proposer des variantes. Chez certains d’entre eux, pour réduire les coûts de transport, nous nous installons à proximité des plateformes distributeurs. Parfois, nous pouvons même intégrer directement nos centres de services directement dans les plateformes de nos partenaires. Nous créons également des centres de service qui regroupent plusieurs activités : c’est le cas avec l’ouverture prochaine d’un centre à Bondoufle (91), le premier du genre en France, situé à proximité de plateformes de plusieurs de nos clients. Nous voulons éviter d’utiliser des ressources supplémentaires – des camions, des hommes – en cherchant plutôt la mutualisation et la proximité. Ce site de 10 000 m² aura pour but de traiter les emballages des régions Bretagne, Centre et Nord, soit une grande moitié de la France. Nous avons également une unité de lavage dans le sud de la France et plusieurs dépôts de collecte dans des villes comme Cavaillon (84) ou Perpignan (66). Au total, nous avons 56 centres de service en Europe. Nous cherchons à rendre le transport plus durable par une meilleure exploitation des flux logistiques existants, permettant ainsi la réduction du nombre de kilomètres parcourus. Pour cela, nous travaillons en étroite collaboration avec nos partenaires et clients. En parallèle, nous avons créé Cool Rail, une liaison ferroviaire réfrigérée entre l'Espagne et l'Europe du Nord.

 

Quelles sont les activités mises en place dans vos centres de service pour la remise en circulation des supports ?

Tout d’abord, en entrée, nous contrôlons chaque support via leurs codes-barres ou la RFID afin de transférer la responsabilité du stock et transmettre un pointage précis des mouvements. Cela nous permet de superviser le positionnement des stocks. Tout se fait ensuite de manière automatisée. Des automates vont ouvrir chaque bac, contrôler leur niveau de salissure et leur intégrité structurelle. Si le bac est validé, il est amené vers une unité de lavage qui va le trier par référence, le plier et le placer sur palette. Si le bac est défectueux, il est écarté et une intervention humaine vient vérifier visuellement son état, afin de savoir s’il est réparable ou pas. Les bacs trop abimés sortent de notre pooling et sont amenés vers des recycleurs partenaires qui les broient et les remettent en production, soit pour notre compte, soit pour être revendus sur d’autres marchés. D’où l’importance d’une traçabilité fine de nos supports.

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