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En croissance, GeoPost/DPDgroup dévoile ses axes pour 2022

03.03.2022 • 10h12
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DPDgroup/Geopost

À l’occasion d’une conférence de presse le 2 mars 2022, le réseau international de livraison de colis détenu par le Groupe La Poste a fait le point sur une année 2021 marquée par une forte croissance, et a détaillé ses projets pour poursuivre cette dynamique.

2,1 milliards de colis livrés dans le monde : face à un marché du e-commerce en plein boom dans un contexte de crise sanitaire, Geopost/DPDgroup affiche des résultats annuels records pour l’année 2021, avec une augmentation de 14,8 % de son chiffre d’affaires (à 14,7 milliards d’euros) et un profit de 1,1 milliard d’euros en hausse de 25 % par rapport à 2020. Des résultats dont se félicite Yves Delmas, directeur général et directeur des opérations en Europe de Geopost/DPDgroup, qui a pris l’intérim suite à la disparition de Boris Winkelmann en décembre dernier. « En l’espace de deux ans, le chiffre d’affaires a augmenté de 60 % et le résultat d’exploitation a doublé. L’année 2021 a été divisée en deux parties, avec une première moitié boostée par les confinements et le contexte pandémique, puis une seconde moitié plus calme tout en montrant un beau dynamisme du côté du retail. On constate ainsi une augmentation de 34 % des volumes de colis traités au premier trimestre, qui est passée à seulement +7 % au second semestre, assez proche des niveaux d’avant-crise », raconte Yves Delmas. Le plus grand jour d’activité de l’année en Europe aura été le Cyber Monday avec un record de 12,2 millions de colis traités.

 

Des acquisitions partout dans le monde

L’année 2021 aura également été riche en acquisitions pour le réseau international de livraison de colis. On peut citer Speedy AD en Bulgarie et en Roumanie, où Geopost/DPDgroup a pris 69 % de participation, Fast & Furious en Afrique du Sud, ainsi que Tipsa en Espagne, acteur BtoB et BtoC avec une forte division healthcare, entièrement racheté pour profiter de son réseau de 400 franchises, dont les cinq plus importantes ont été acquises par le groupe. Ce dernier a également augmenté sa participation au capital de Ninja Van en Asie du Sud-Est et à fait son entrée dans celui d’Aramex au Moyen-Orient. « Nous voulons accélérer sur des segments stratégiques tels que l’alimentaire, la santé et la logistique urbaine », note Yves Delmas. Dans ce sens, on peut noter les acquisitions de l’acteur phygital alimentaire Epicery en France et de BK Pharma Logistics aux Pays-Bas, ainsi que le développement de Stuart dans davantage de pays, avec des lancements en Pologne, au Portugal et en Italie.

 

« Le cœur de notre développement se fait dans le BtoC. Et si la livraison à domicile reste la solution la plus demandée par les consommateurs, on observe aussi la croissance des livraisons en consigne ou chez les commerçants », souligne Yves Delmas. Dans ce sens, Geopost/DPDgroup a fait l’acquisition de 25 % de Pudo24, un réseau de consignes en Espagne et au Portugal, et annonce le déploiement de 70 000 points Pickup (consignes et points relais) dans 31 pays. « Nous densifions notre réseau pour avoir, d’ici à 2025, une couverture compète du marché européen où 90 % des consommateurs pourront être à moins de 10 minutes d’une consigne depuis chez eux, grâce à un maillage de 100 000 d'entre elles »


Un plan stratégique en marche

Souhaitant devenir une « référence internationale de la livraison durable » avec un chiffre d’affaires de 25 milliards d'euros, l’entreprise a lancé il y a deux ans un grand plan stratégique. Celui-ci est avant tout basé sur le développement de son cœur de métier, avec les multiples acquisitions mentionnées plus tôt, afin de faire de Geopost/DPDgroup le premier réseau de livraison de colis international en Europe, ce qui est déjà le cas en France pour le réseau express, ainsi qu’en Italie, Espagne, Pologne, Irlande, Slovaquie, Lituanie et Lettonie. Pour cela, Geopost/DPDgroup a investi 562 millions d'euros dans la construction de nouveaux hubs et dépôts en France, Allemagne, Royaume-Uni et Benelux. L’occasion pour le groupe d’« accélérer les initiatives dans les segments stratégiques », tout en allant « conquérir de nouveaux horizons ». Geopost/DPDgroup a également renforcé sa collaboration opérationnelle avec Asendia, une joint-venture entre le groupe La Poste et Swiss Post spécialisée dans l'e-commerce transfrontalier, qui a réalisé un chiffre d'affaires de 2,2 milliards d'euros (+22 %) l'an passé.


Des livraisons plus vertes

Geopost/DPDgroup souligne d'autre part ses efforts pour des activités plus vertes. Si, il y a deux ans, le groupe annonçait vouloir couvrir 225 grandes villes d'Europe avec des livraisons faibles émissions d'ici à 2025, ce plan a été revu à la hausse pour atteindre finalement 350 villes de plus de 50 000 habitants, avec l’aide de 15 000 véhicules aux énergies alternatives, 6 700 points de charge et 250 dépôts urbains. Ce sont déjà 51 villes qui bénéficient intégralement des livraisons décarbonées de l’entreprise. De plus, depuis 2019, un programme de mesure de la qualité de l'air a été lancé en partenariat avec les collectivités locales, où des capteurs sont installés sur sa flotte de livraison ainsi que dans ses dépôts, afin de mesurer les niveaux de pollution atmosphérique dans 15 villes européennes (dont Lisbonne, Paris, Dublin, Madrid ou Prague). Au total, 1 151 capteurs mobiles et 175 capteurs fixes ont été déployés.

 

Une année 2022 plus difficile en perspective

Quant à l’activité 2022, Yves Delmas l’envisage « plus dure, avec une montée de l’inflation, une flambée des prix de transport et des énergies, un retour à la normale des volumes post-Covid et des difficultés de recrutement. Malgré cela, nous espérons tout de même signer encore une belle année ». La conférence de presse était aussi l’occasion d’évoquer la guerre en Ukraine. L’entreprise a de grandes opérations en Europe de l’Est et est numéro 3 sur le marché russe. « C’est un business essentiellement domestique, avec peu de flux externes. Nous avons cependant coupé tous les liens internationaux avec la Russie, et il ne reste plus que les opérations locales ». Même son de cloche en Biélorussie, avec des activités nationales peu tournées sur le reste de l’Europe. « Nous n'avons pas d’opérations en propre en Ukraine, mais avons un partenaire sur place qui gère nos envois, ainsi que des équipes de sous-traitants pour la partie IT. Nous restons en contact quotidien avec eux », détaille-t-il. Si l’entreprise suit la situation au jour le jour, elle n’a pas encore enregistré d’impacts au niveau de ses effectifs chez les salariés ukrainiens travaillant dans les pays frontaliers.

 

 

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