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Supply chain textile : transparence et durabilité, le grand chantier

Publié le 17 septembre 2026

7. Ce que la supply chain textile doit encore résoudre

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triocean via stock.adobe.com

Risque de triage budgétaire, volonté politique insuffisante... Des obstacles freinent encore la transformation de la supply chain textile vers plus de transparence et de durabilité.

Transparence et durabilité ne sont plus des options pour la supply chain textile, elles en sont devenues les conditions de survie. Pour Colombe Morisseau d’Offcarbon, la formule est sans appel : « Performance RSE et compétitivité logistique sont les deux faces d’une même pièce. La RSE est devenue le principal outil de gestion des risques financiers et logistiques. » Un constat que confirme le baromètre Refashion 2025 : deux tiers des pièces neuves achetées en France cette année finiront incinérées ou enfouies, faute de capacités industrielles de recyclage suffisantes. La filière a construit un système de surproduction massive sans filières de revalorisation à la hauteur.

 

Une logique du minimum réglementaire

Pourtant, face aux difficultés de trésorerie, les marques ont tendance à couper dans la R&D de fond (matériaux alternatifs, transition énergétique des usines partenaires) pour se concentrer uniquement sur la conformité obligatoire immédiate. « Le risque de triage est majeur en 2026 », alerte Colombe Morisseau. Une logique du minimum réglementaire qui, si elle se généralise, condamne la filière à une transformation de façade plutôt qu’à une transformation réelle.

 

Les acteurs ayant anticipé cette réalité en intégrant leur chaîne de production, en structurant leur traçabilité amont, en repensant leur logistique vers plus de flux tendu et de mutualisation s’en sortent. Les autres disparaissent.

 

La volonté doit être politique

Mais cette transformation ne peut pas reposer uniquement sur les acteurs vertueux. Nicolas Specq, directeur business development de Log’s, formule la conclusion sans détour : « Tout ce qui va dans le sens de la RSE va coûter plus cher. Mais on ne joue pas tous sur la même échelle. Tant que tous les acteurs ne sont pas au même niveau de contrainte, cela ne peut pas fonctionner. La volonté doit être politique. »

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