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Transversal

Une chaîne d'acteurs engagés pour la revalorisation des déchets

23.04.2020 • 09h42
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par Emilien VILLEROY
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4. Geodis : l'expertise logistique au service de l'économie circulaire

Prestataire international de transport et de logistique, Geodis développe ses activités également dans le domaine de l’économie circulaire, proposant à ses clients des services de revalorisation des produits électroniques.

« Nous avons une règle d’or chez Geodis : chercher à être un acteur positif pour la société ». Voilà comment Jens Happe, managing director chez Geodis en Allemagne résume l’implication du gestionnaire sur les questions environnementales afin d’être un acteur de la durabilité pour ses clients. Les actions se sont multipliées ces dernières années : réduction annoncée de 30 % des émissions de CO2 d’ici 2030, réflexions sur le recyclage des emballages… Et parmi les business en expansion de Geodis, on retrouve également une activité dédiée à l’économie circulaire : la revalorisation d’équipements. « Il y a beaucoup de choses à faire dans ce domaine et l’intérêt de nos clients industriels est croissant, car ils réalisent qu’une présence sur le marché de la seconde main peut être une opportunité très intéressante pour eux. C’est non seulement un moyen de donner une nouvelle vie à des produits encore utilisables, mais c’est aussi une façon d’aller chercher de nouveaux clients en leur proposant des pièces détachées ou des équipements reconditionnés », estime Jens Happe. Des activités se déploient principalement dans les secteurs du high-tech et de l’automobile pour le moment chez Geodis mais qui toucheront « l’ensemble de l’industrie d’ici quelques années », selon Jens Happe.

 

Des centres pour reconditionner et revaloriser

Sur le sujet, le prestataire dispose de dix centres de revalorisation d’équipements à travers l’Europe, dont l’un des plus importants est situé en Allemagne, à Nieder-Olm. Lancé en 1998, ce site était à l’origine dédié à un unique client mais s’est depuis ouvert à sept acteurs de l’industrie au fur et à mesure de son développement. Dans ce bâtiment de 23 000 m2, Geodis s’attèle à la remise en état et la réparation d’équipements électroniques : téléphones mobiles, serveurs informatiques haut de gamme, baies de stockage… Ces produits peuvent provenir de deux sources : soit directement livrés par les clients de Geodis sur site, soit via différentes tournées de collecte chez plusieurs retailers dans une approche de reverse logistics. Sur place, différents process certifiés permettent le reconditionnement d’une partie des produits : vérification de l’état de marche, tests de fonctionnement via un logiciel spécialisé, nettoyage des données personnelles et réparation si nécessaire, avec pour objectif le rallongement de leur durée de vie avant remise sur le marché. « Nous pouvons même changer certaines pièces afin d’améliorer par exemple la capacité de stockage d’un matériel informatique », explique Jens Happe. Et pour les équipements en trop mauvais état, commence alors une phase de revalorisation de leurs composants (50 % des pièces détachées sont réutilisées dans les process de réparation sur le site, le reste étant remis au client) et principalement des matériaux (fer, plastique, cuivre, aluminium), lesquels sont ensuite recyclés.

 

Une expertise qui nécessite des compétences bien précises. « Ce sont des personnels différents de ceux qui travaillent habituellement dans nos entrepôts, avec une plus grande expertise technique. Cette activité nécessite également des formations régulières pour nos équipes afin qu’elles soient capables de traiter une grande variété d’équipements – parfois en travaillant directement en workshop avec nos clients. Cela nous donne l’occasion de leur faire des remontées terrain afin de les aider également dans la conception de leurs produits », raconte Jens Happe. Des clients industriels dont l’intérêt va croissant pour de telles prestations, malgré les frais potentiels de ces opérations. « La technicité de ces activités implique évidemment des coûts opérationnels plus élevés : nous avons des personnels qualifiés, des équipements dédiés et des certifications multiples afin de garantir la qualité de nos prestations. Mais les clients le comprennent tout à fait. Par rapport à la logistique classique, nous construisons réellement un autre type de business model, basé sur la durabilité et le service à valeur ajoutée. Nous sommes persuadés que notre expertise sur le sujet fera la différence dans une société de plus en plus attachée aux valeurs de l’économie circulaire », résume Jens Happe.

BUZZ LOG
“Les entreprises ont tendance à considérer leur supply chain comme un levier et à oublier que certains modes de fonctionnement avec les clients et des fournisseurs peuvent également être créateurs de valeur”
— Elisabeth Auzanneu, associée chez Diagma
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