Accueil / Dossiers / Mobilités / Le transport à l'ère de la digitalisation

Mobilités

Le transport à l'ère de la digitalisation

14.02.2019 • 09h05
|
par Charlotte COUSIN
D_2

3. Vers des outils simplifiés ?

Face à ce secteur nucléarisé, les éditeurs se réinventent et cherchent à proposer des solutions plus souples et faciles à mettre en place pour de petits acteurs.

C'est le cas de la plateforme TMS collaborative Transporeon, née en 2000 et qui, déjà à l'époque, imaginait une solution dans le cloud. « Les innovations doivent driver le monde des solutions digitales parce que c'est ce qu'attendent aussi les clients : beaucoup de souplesse et d'agilité », juge Valérie Carreau, directrice France de Transporeon Group. « Auparavant, un des problèmes majeurs était l'équipement et les nombreux liens nécessaires entre la partie logicielle et matérielle. Maintenant, l'apparition des applications est en mesure de gommer cette barrière technologique ; elles sont conçues et pensées pour assurer la traçabilité et l'information en temps réel du transport », confirme Jean-Christophe Henry, directeur général d'Infflux.

 

Démocratiser le TMS

Dans cette mouvance, DDS Logistics, spécialiste du TMS, dévoilait en juin 2018 une version plus légère de sa solution DDS Shipper sous le nom de Shipper Light. Partie du constat que le taux d'équipement en TMS des chargeurs était de l'ordre de 20-25 %, l'entreprise souhaitait « donner les moyens à un plus grand nombre d'acteurs, quelle que soit leur taille, d'avoir accès à ce type d'outil via une offre beaucoup plus packagée, distribuée à travers un modèle SaaS, avec une empreinte beaucoup plus légère », explique Jérôme Bour, PDG de DDS Logistics. En filigrane, l'envie de « démocratiser » le TMS donc. Infflux, de son côté, lançait en février 2017 sa nouvelle gamme d’applications mobiles, multi devices et environnements, Bext Digital Mobility, pour proposer des applications utilisables sur tout type de matériel : « Cela répondait également à des enjeux de traçabilité et d'organisation des flux logistiques même en dehors des murs de l'entrepôt avec des applications qui peuvent être téléchargées par les sous-traitants sur leurs smartphones. Celles-ci répondent aux besoins de décloisonnement de la supply chain, véritable gage pour chaque intervenant interne et externe d’assurer la cohérence du flux d’information face au flux physique », explique Jean-Christophe Henry.

 

Le combat ne se situe donc pas au niveau « TMS contre plateformes collaboratives », l'un pouvant nourrir l'autre et l'émergence d'un monde collaboratif ayant prouvé la nécessité pour les TMS des éditeurs de s'adapter. Il s'agit de penser la collaboration dans le sens d'un partage de processus aboutissant à davantage de productivité donc d'économies recherchées. « Il est temps d'éclater les silos et de mettre les informations à disposition à travers des plateformes collaboratives. On se rend compte que ces dernières sont à même d'intéresser les PME car, sous un mode SaaS, elles ne nécessitent pas d'investir dans un TMS éditeur », juge Alain Cohen, vice-président commerce et marketing d'Alis International.

BUZZ LOG
“Il y a des sujets où l'on ne pourra pas réaliser de véritables percées dans le domaine de la supply chain sans collaborer avec tout l'écosystème de ce secteur. Chacun sait à peu près optimiser son business mais pour aller plus loin sans ajouter des externalités intenables, nous devons passer à un niveau supérieur de collaboration”
— François-Régis Le Tourneau, corporate supply chain standards and prospective director chez L'Oréal
SUIVEZ-NOUS
NEWSLETTER
Pour rester informé chaque semaine